La France déroule le "tapis rouge" pour les déçus du Brexit

mercredi 6 juillet 2016 18h27
 

par Myriam Rivet

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a annoncé mercredi une série de mesures, principalement d'ordre fiscal, destinées à renforcer l'attractivité de la place financière de Paris dans l'espoir de séduire les entreprises du secteur, sur fond de sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Le Premier ministre a ainsi concrétisé les intentions affichées par François Hollande, dont les relations avec le monde de la finance n'ont pas toujours été au beau fixe, dans un entretien publié la semaine dernière dans Les Echos.

Paris a ainsi prévu d'allonger la durée pendant laquelle s'appliquent les exonérations fiscales partielles destinées aux impatriés, qui passera de cinq à huit ans, a annoncé Manuel Valls lors d'un forum organisé par Paris Europlace, l'organe de promotion de la place financière de Paris.

Cette disposition, notamment réclamée par le président de Paris Europlace Gérard Mestrallet et la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) représente "un geste de confiance de la France vis-à-vis de ceux qui veulent venir travailler, innover, créer des emplois en France et donc participer au rayonnement de notre pays", a dit Manuel Valls.

Ce régime fiscal particulier, qui prévoit actuellement déjà une exonération de la prime d'impatriation, s'applique aux Français ou résidents étrangers s'installant en France après avoir passé cinq ans à l'étranger.

GUICHET UNIQUE

"Nous voulons (...) que le régime des impatriés devienne le plus favorable d'Europe", a dit Manuel Valls. "C'est un geste de confiance de la France vis-à-vis de ceux qui veulent venir travailler, innover, créer des emplois en France et donc participer au rayonnement de notre pays".   Suite...

 
Manuel Valls a annoncé mercredi une série de mesures, notamment sur le plan fiscal, destinées à renforcer l'attractivité de la place financière de Paris, afin qu'elle puisse profiter de la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union européenne. /Photo prise le 3 mars 2016/REUTERS/Christian Hartmann