Medivation discute avec Sanofi, qui a amélioré son offre

mardi 5 juillet 2016 21h47
 

par Michael Flaherty et Greg Roumeliotis

(Reuters) - Le groupe américain Medivation discute de l'ouverture de ses comptes à Sanofi, le français ayant amélioré son offre d'achat de 9,3 milliards de dollars (8,4 milliards d'euros), a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier mardi.

Medivation a rejeté en avril l'offre initiale de Sanofi à 52,50 dollars par action, ce qui a conduit le groupe français à lancer une campagne pour tenter de convaincre les actionnaires de sa cible d'évincer le conseil d'administration et de le remplacer par les candidats de son choix.

Désormais, Medivation négocie les modalités d'un accord de confidentialité avec Sanofi qui permettrait aux deux groupes de s'engager dans des discussions de rapprochement, ont expliqué les sources.

Medivation a par ailleurs signé des accords de confidentialité en vue d'une possible vente avec d'autres sociétés, dont Pfizer et Celgene, ont-elles ajouté.

Rien ne garantit que les négociations en cours aboutiront à une vente à l'un des acquéreurs potentiels cités, ont souligné les sources.

Elles ont requis l'anonymat car les discussions sont confidentielles. Medivation et Sanofi se sont refusés à tout commentaire; Pfizer et Celgene n'ont pas répondu dans l'immédiat à des demandes de commentaires.

L'action Medivation gagnait 2,75% à 61,77 dollars en fin de séance sur le Nasdaq en réaction à ces informations, après avoir pris jusqu'à 4,2%.

La nouvelle offre de Sanofi, dont on ignorait dans l'immédiat les modalités, intervient après des discussions entre le français et des actionnaires de Medivation. Le mois dernier, le cabinet de conseil aux investisseurs Glass Lewis & Co a recommandé aux porteurs d'actions Medivation ne de pas soutenir la campagne lancée par Sanofi pour remplacer le conseil d'administration de l'américain.   Suite...

 
Le groupe américain Medivation discute de l'ouverture de ses comptes à Sanofi, le français ayant amélioré son offre d'achat de 9,3 milliards de dollars (8,4 milliards d'euros), selon plusieurs sources proches du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Pratta