Hausse de prix moyenne de 22,8% pour les primeurs de Bordeaux

mardi 5 juillet 2016 12h05
 

BORDEAUX (Reuters) - Les vins de Bordeaux ont renoué avec un excellent millésime 2015 qui a permis lors de la campagne des primeurs une augmentation moyenne des prix de 22,8% par rapport à l'année dernière sur les 350 crus qui se sont proposés sur le marché.

Cette hausse a été surtout marquée dans la dizaine de marques qui constituent le haut du panier, tels que Haut-Brion, Cheval-Blanc, Angélus, Margaux ou encore Mouton Rothschild.

Les Ausone et Cheval Blanc (Saint-Émilion) sont sortis à 450 euros la bouteille, prix négociants, et devraient se retrouver sur des tables prestigieuses à 750 euros la bouteille.

Les grands châteaux ont augmenté de 54% en moyenne.

"La plupart des courtiers et des négociants préfèrent ne pas trop parler de cette dizaine de crus qui entretiennent le 'Bordeaux-bashing' en raison de ces prix très élevés", dit à Reuters un important courtier de la place bordelaise.

Il s'est en effet vendu durant cette campagne beaucoup de crus classés avec une augmentation de 10 à 15% seulement par rapport à l'année dernière.

"Là on est dans la réalité. 2015 est un grand millésime, 15% c'est justifié et c'est accepté par le marché, avec des vins qui vont arriver entre 20 et 50 euros prix consommateurs", précise le courtier, qui assure qu'en Californie, en Espagne ou en Italie les prix des grands crus sont plus élevés.

Les primeurs sont une tradition bordelaise unique au monde qui permet de fixer les prix des plus grands crus et de vendre un vin qui ne sera livrable que 18 mois à deux ans plus tard.

Chaque année en avril, 5.000 professionnels du monde entier viennent en Gironde pour déguster la production de la dernière vendange dans les plus grands crus, à quelques exceptions près.   Suite...

 
Les vins de Bordeaux ont renoué avec un excellent millésime 2015 qui a permis lors de la campagne des primeurs une augmentation moyenne des prix de 22,8% par rapport à l'année dernière sur les 350 crus qui se sont proposés sur le marché.  /Photo prise le 4 avril 2016/REUTERS/Regis Duvignau