Canal+ chamboule sa grille et ses offres pour se relancer

lundi 27 juin 2016 18h41
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Canal+, qui perd de l'argent depuis 2012, va revoir sa grille de programmes et ses offres commerciales pour tenter de faire revenir les abonnés avec l'ambition de doubler sa part de marché d'ici trois ans.

A la suite de sa reprise en main musclée par Vincent Bolloré, patron de la maison mère Vivendi, le numéro un de la télévision payante a traversé une année agitée marquée par une aggravation des pertes financières, des départs en série d'animateurs et dirigeants clefs et des audiences en berne pour des programmes phares.

Après avoir remercié la quasi-totalité de l'ancienne direction de la chaîne cryptée, le milliardaire breton compte passer à la prochaine étape avec le lancement à la rentrée d'une nouvelle grille de programmes où la part du gratuit sera réduite à deux heures sur la chaîne vedette tandis que l'offre historique à 40 euros volera en éclats.

Présenté à la presse en présence de plusieurs de ses animateurs stars dont Cyril Hanouna, Antoine de Caunes, Jamel et les acteurs de "Catherine et Liliane", "le nouveau Canal" prévoit de renouer avec la croissance des abonnés en 2017.

"J'ai fait un plan pour avoir dix millions d'abonnés", a déclaré le directeur de la distribution, Frank Cadoret, à des journalistes en marge de la conférence de presse, rappelant que Canal+ avait actuellement 5,4 millions de clients en France. "On a 20% de parts de marché, j'en veux 40%", a expliqué l'ancien dirigeant de SFR, qui se donne trois ans pour atteindre cet objectif.

Exit le "zapping", "Spécial Investigation" et l'information sur la chaîne payante Canal+ qui se recentrera sur les programmes les plus demandés par ses abonnés : le cinéma, les séries et le sport.

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Canal+, qui perd de l'argent depuis 2012, va revoir sa grille de programmes et ses offres commerciales pour tenter de faire revenir les abonnés avec l'ambition de doubler sa part de marché d'ici trois ans. /Photo prise le 5 mars 2016/REUTERS/Christian Hartmann