Après le vote pour le Brexit, passeport pour l'inconnu à la City

vendredi 24 juin 2016 17h50
 

par Sinead Cruise, Andrew MacAskill et Lawrence White

LONDRES (Reuters) - Pour les 2,2 millions de salariés du secteur bancaire et financier britannique, le vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) ouvre une longue période d'incertitudes lourde de menaces sur l'emploi et sur la capacité de la City à rester la principale place financière européenne.

Les valeurs bancaires et financières britanniques ont plongé dès les résultats du référendum connus, les cinq premiers établissements du pays chutant en moyenne de 13,4% et de grands gestionnaires d'actifs comme Schroders, Aberdeen Asset Management ou St. James's Place abandonnant de 12% à 14%.

Elles ont entraîné dans leur sillage l'ensemble des valeurs bancaires européennes dont l'indice de référence perdait près de 14% en fin de séance, une chute deux fois plus forte que celle de l'ensemble des valeurs européennes.

Le sort de l'industrie financière britannique dépendra des modalités de divorce négociées entre Londres et les 27 pays restants de l'UE, en particulier sur le "passeport européen", qui permet aux établissements implantés dans l'un des pays-membres de proposer ses services financiers dans tous les autres.

Londres a bataillé ferme depuis des années, y compris à l'intérieur des institutions européennes, pour tenter de protéger son système financier de régulations jugées comme potentiellement dangereuses pour la compétitivité internationale de la City.

RESPECT DES RÈGLES DE L'UE ET PASSEPORT EUROPÉEN

La préservation des avantages liés au "passeport européen" pourrait désormais passer plus que jamais par le respect des règles définies par l'UE.   Suite...

 
Pour les 2,2 millions de salariés du secteur bancaire et financier britannique, le vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) ouvre une longue période d'incertitudes lourde de menaces sur l'emploi et sur la capacité de la City à rester la principale place financière européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville