LafargeHolcim maintient ses objectifs malgré la chute du titre

jeudi 16 juin 2016 15h32
 

par Oliver Hirt et John Miller

ZURICH (Reuters) - LafargeHolcim atteindra ses objectifs financiers en 2016 et au-delà, a déclaré son directeur général Eric Olsen dans une interview à Reuters, faisant fi des doutes qui ont entraîné une chute de 46% du cours de l'action depuis la fusion qui a donné naissance l'an dernier au cimentier franco-suisse.

"Nous prenons des engagements, et nous tenons parole sur ces engagements", a-t-il déclaré dans un entretien réalisé mercredi. "C'est ma devise."

LafargeHolcim, devenu en 2015 numéro un mondial du ciment, vise un Ebitda (bénéfice opérationnel avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) de huit milliards de francs suisses (7,4 milliards d'euros) en 2018, contre 5,7 milliards de francs l'an dernier.

Pour 2016, l'objectif est une croissance à un chiffre de l'Ebitda, une prévision que certains analystes ont mis en doute au vu des difficultés rencontrées sur les marchés indien, nigérian, chinois, brésilien et russe.

Lors de leur fusion, Lafarge et Holcim ont promis de réduire les coûts et de réallouer le capital immobilisé dans plusieurs centaines de sites à travers le monde pour doper les bénéfices et le retour aux actionnaires.

Après l'annonce début mai d'une chute de 17% de l'Ebitda au premier trimestre, Phil Roseberg, analyste chez Bernstein, écrivait que seul un évènement extraordinaire empêcherait le groupe de manquer ses objectifs annuels.

Phil Roseberg, un ancien salarié de Lafarge, avait également estimé à ce moment-là que les objectifs 2018 étaient irréalistes.

"La publication du premier trimestre a souligné davantage encore la déconnexion entre le projet attractif en matière de cash flow présenté par le management, et la performance structurelle de l'activité", écrivait-il dans une note.   Suite...

 
LafargeHolcim atteindra ses objectifs financiers en 2016 et au-delà, déclare son directeur général Eric Olsen dans une interview à Reuters, faisant fi des doutes qui ont entraîné une chute de 46% du cours de l'action depuis la fusion qui a donné naissance l'an dernier au cimentier franco-suisse. /Photo prise le 15 juin 2016/REUTERS/Arnd Wiegmann