Le PIB du Brésil baisse, mais moins que prévu

mercredi 1 juin 2016 16h16
 

BRASILIA (Reuters) - Le Brésil a enregistré en janvier-mars un cinquième trimestre consécutif de croissance négative, sur fond de crise économique et politique, mais la contraction a été moins forte qu'attendu.

Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3%, selon des données publiées mercredi par l'institut de la statistique IBGE, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une contraction de 0,8% après celle de 1,3% intervenue au quatrième trimestre.

Sur un an, la baisse ressort à 5,4%, moins que la contraction de -6% attendue.

Les économistes s'attendent à ce que le PIB recule d'environ 4% sur l'ensemble de 2016, pour la deuxième année consécutive. La récession que connaît la première économie latino-américaine, déjà la plus importante depuis les années 1930, serait alors sans précédent.

Le PIB brésilien a perdu plus de 7% depuis son pic d'il y a deux ans et ne devrait retrouver pas ses niveaux antérieurs avant 2019.

Au premier trimestre, l'investissement a reculé pour le 10e trimestre consécutif mais la baisse n'a été que de 2,7%, la plus faible depuis le dernier trimestre 2014.

La demande des ménages a baissé de 1,7%, en recul pour le cinquième trimestre consécutif, alors que les entreprises ont supprimé en moyenne 100.000 postes par mois sur la période.

La production a baissé dans les trois principaux secteurs de l'économie, l'agriculture, l'industrie et les services. Seul point positif, les exportations ont bondi de 6,5% par rapport au quatrième trimestre grâce à la dépréciation du réal.

Dilma Roussef, accusée d'avoir maquillé les comptes publics, a été suspendue de ses fonctions en mai et son procès en destitution au Sénat devrait durer jusqu'en septembre, alimentant l'incertitude politique.

(Silvio Cascione, Véronique Tison pour le service français)

 
Palais du Planalto (présidence) à Brasilia. Le Brésil a enregistré en janvier-mars un cinquième trimestre de croissance négative avec une contraction de 0,3% du produit intérieur brut.  Ce chiffre est cependant moins mauvais qu'attendu, les économistes tablant en moyenne sur une contraction de 0,8% par rapport aux trois derniers mois de 2015. /Photo prise le 11 mai 2016/REUTERS/Adriano Machado