1 juin 2016 / 05:41 / il y a un an

Le marché auto français reste solide en mai, les SUV accélèrent

LES IMMATRICULATIONS EN FRANCE

(Reuters) - Les immatriculations de voitures neuves ont à nouveau augmenté au mois de mai en France, portées notamment par l'engouement pour les véhicules de type SUV sur un marché automobile en route pour retrouver la barre des deux millions d'unités.

Selon des chiffres publiés mercredi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) et Dataneo, les immatriculations de voitures neuves ont bondi de 22,3% en données brutes le mois dernier.

Mai 2016 ayant compté trois jours ouvrables de plus qu'en 2015, le marché ressort cependant en hausse de 4% seulement en données corrigées, après +6,5% en avril.

"Il ralentit un peu, et le second semestre s'annonce un peu moins fort que le premier", commente Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile. "Mais la tendance reste bonne, et le marché va retrouver cette année son niveau d'avant-crise de deux millions d'unités."

L'Observatoire Cetelem a d'ores et déjà revu en hausse, de 3,1% à 5,1%, sa prévision de croissance du marché français en 2016. Le CCFA devrait relever la sienne (+2%) le mois prochain.

"Pour passer un cran supplémentaire, il faudrait que le contexte économique devienne beaucoup plus porteur, à la fois pour les entreprises et les particuliers", ajoute Flavien Neuvy.

En mai, les constructeurs français ont tiré leur épingle du jeu (+29,3% contre +14,9% pour les marques étrangères et +7,6% pour la marque Volkswagen). PSA a vu ses immatriculations grimper de 25,6%, avec cette fois la meilleure performance à la marque Citroën. Le groupe Renault a bondi de 34%, avec une entrée remarquée dans le palmarès du nouveau SUV Kadjar, 12e voiture la plus vendue en France le mois dernier derrière le Duster, de Dacia, qui se classe 11e.

Ces véhicules, dont la silhouette musclée et haute sur roues est héritée des 4X4, représentent désormais 27% des immatriculations dans l'Hexagone.

Conséquence notamment de l'engouement pour ces voitures, la part de marché du diesel a légèrement remonté en mai par rapport aux mois précédents.Mais cette motorisation, dans le collimateur des autorités depuis l'affaire Volkswagen, reste orientée à la baisse sur un an.

Elle représente désormais 54,3% du mix énergétique, contre 58,9% un an plus tôt selon des données Dataneo. L'essence passe de 37,4% à 42,30% et l'électrique se maintient au-dessus de la barre de 1% franchie récemment, à 1,04% en mai et 1,14% sur cinq mois.

Depuis le début de l'année, les immatriculations en données brutes ressortent en hausse de 10,5% selon le CCFA, et en progression de 10,6% selon Dataneo.

Gilles Guillaume, avec Danielle Rouquié, édité par Jean-Michel Bélot

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