Les avionneurs se battent pour maintenir la valeur de leurs jets

jeudi 26 mai 2016 10h16
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Dans un marché en stagnation, les constructeurs d'avions d'affaires cherchent à préserver les prix de leurs nouveaux jets, concurrencés par des avions encore récents mis en vente par leurs propriétaires, ont déclaré plusieurs de leurs dirigeants cette semaine.

Dans ses perspectives à dix ans présentées au salon Ebace qui se tient jusqu'à jeudi à Genève, le canadien Bombardier a prévu une baisse de 10% des livraisons cette année à 540-560 unités, puis une reprise progressive du marché avec l'économie mondiale d'ici 24 mois, tout en soulignant que les tendances restaient positives sur le long terme.

"La guerre des prix s'exerce sur toute la gamme", a dit à Reuters Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation précisant que les prix n'augmentent plus, y compris sur les jets les plus vastes.

Le patron des avions d'affaires du brésilien Embraer, Marco Tulio Pellegrini, fait état, lui, de remises sur les prix.

"L'offre est supérieure à la demande : il y a trop d'avions en production", constate-t-il, soulignant la concurrence du marché de l'occasion. "La valeur résiduelle des jets est quelque peu compromise".

Le Brésil, pénalisé par une crise économique et politique sévère, s'est fait doubler par le Mexique en termes de marché pour les jets, ajoute Marco Tulio Pellegrini.

"Sans stabilité, sans confiance, sans croissance économique, c'est vraiment très difficile de vendre des jets au Brésil", explique-t-il.

La chute du prix de matières premières, en particulier le pétrole, est aussi passée par là, incitant les acheteurs potentiels des pays producteurs au Moyen-Orient ou en Russie à y regarder à deux fois.   Suite...

 
Dans un marché en stagnation, les constructeurs d'avions d'affaires cherchent à préserver les prix de leurs nouveaux jets, concurrencés par des avions encore récents mis en vente par leurs propriétaires, ont déclaré plusieurs de leurs dirigeants. La chute du prix de matières premières, en particulier le pétrole, est aussi passée par là, incitant les acheteurs potentiels à y regarder à deux fois. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor