Technip et FMC veulent fusionner pour gagner en efficacité

jeudi 19 mai 2016 14h00
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Le français Technip et l'américain FMC Technologies ont annoncé jeudi un projet de fusion pour créer un nouvel ensemble spécialisé dans les équipements pétroliers et gaziers afin d'accélérer leur croissance et de réduire les coûts de leurs clients.

Selon ce projet, qui fait l'objet d'un protocole d'accord, les actionnaires de Technip recevront deux actions de la nouvelle société pour chaque action Technip détenue, tandis que les actionnaires de FMC Technologies recevront une action pour chaque action détenue.

Les actionnaires des deux sociétés détiendront respectivement environ 50% du capital de la nouvelle entité nommée TechnipFMC, les groupes faisant valoir leur complémentarité en termes de compétences et de technologies, aussi bien dans les infrastructures sous-marines (Subsea) que dans l'onshore et l'offshore.

La parité envisagée reflète peu ou prou les capitalisations boursières de Technip et FMC Technologies avant les annonces de jeudi, qui s'établissaient à 5,6 milliards d'euros (6,2 milliards de dollars) et 6,5 milliards de dollars respectivement.

Dans un contexte de prix du baril bas qui pèse sur les activités d'exploration et de production et incite les compagnies pétrolières à faire des économies, Technip et FMC veulent "réduire significativement les coûts de production et de transformation des hydrocarbures" en accompagnant les clients dès les premières étapes de leurs projets.

Les deux groupes visent des synergies de coûts estimées à au moins 400 millions de dollars en année pleine à partir de 2019. Ces synergies devraient atteindre environ 200 millions de dollars en 2018 et s'ajoutent aux plans d'économies déjà annoncés respectivement par chacun des groupes.

SYNERGIES DE COÛTS ET "DE REVENUS"   Suite...

 
Le français Technip et l'américain FMC Technologies ont annoncé un projet de fusion par apport de titres visant à créer un nouveau spécialiste des équipements pétroliers et gaziers d'une capitalisation boursière proche de 13 milliards de dollars (11,6 milliards d'euros). /Photo prise le 25 février 2016/REUTERS/Charles Platiau