Casino veut tourner la page Cnova après 18 mois d'échec

jeudi 12 mai 2016 12h48
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Casino a engagé la réorganisation de ses opérations de e-commerce regroupées sous la bannière Cnova, défaisant ce qu'il avait constitué deux ans plus tôt et retirant Cnova de la cote aux Etats-Unis, où son cours s'est effondré.

Casino avait créé Cnova en 2014 - une structure regroupant à la fois ses activités de e-commerce au Brésil (Cnova Brésil) et celles de CDiscount en France - dont il détient 43% du capital.

Il l'avait introduite sur le Nasdaq en novembre 2014 malgré des vents contraires liés notamment aux remous de l'économie brésilienne. A 7,00 dollars, le prix était deux fois inférieur à la fourchette initialement prévue, et la part de flottant limitée à 8%.

Près de 18 mois plus tard, plombée par les pertes de Cnova Brésil - frappée par la crise et des fraudes comptables à répétition - le titre se traite à 3,40 dollars, après avoir touché 3,0 dollars avant que des spéculations sur un retrait de la cote ne fassent remonter son cours.

Aujourd'hui, Casino veut intégrer Cnova Brésil à Via Varejo, sa filiale de distribution de produits électroniques et électroménagers, tandis qu'il lancera une offre publique d’achat sur les minoritaires de Cnova à 5,50 dollars.

A l'issue de l'opération, Cnova ne détiendra plus que CDiscount, un leader du e-commerce en France.

"Cette opération, qui vise à simplifier la structure du groupe, permettrait à Cnova de se recentrer via CDiscount sur le e-commerce en France, marché où il bénéficie d'une position de leader et de relais de croissance identifiés", a indiqué Casino dans un communiqué.

Le groupe confirme des informations de Reuters, qui avait révélé, de source proche du dossier, que Casino envisageait de retirer Cnova de la Bourse.   Suite...

 
Casino a engagé la réorganisation de ses opérations de e-commerce regroupées sous la bannière Cnova, défaisant ce qu'il avait constitué deux ans plus tôt et retirant Cnova de la cote aux Etats-Unis, où son cours s'est effondré. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen