BNP et Casa rejoignent Socgen dans la tourmente "Panama papers"

mercredi 11 mai 2016 22h04
 

PARIS (Reuters) - Le patron de Société générale a réfuté mercredi les accusations portées contre sa banque en matière de fraude fiscale, lors d'une audition au Sénat qui a coïncidé avec la publication d'un article citant BNP Paribas et le Crédit agricole dans le scandale des "Panama papers".

Sous le feu des critiques depuis début avril, Socgen n'est désormais plus seule à faire l'objet d'interrogations, qui ont conduit dans la journée le ministre des Finances, Michel Sapin, à demander des "explications" aux présidents de BNP et du Crédit Agricole.

Selon les informations du journal Le Monde, ces deux établissements ont mis en oeuvre dans le passé des montages financiers avec des sociétés offshore pour le compte de leurs clients.

Le quotidien rapporte dans son édition datée de jeudi que le Crédit agricole a utilisé, depuis les années 1990, 1.129 sociétés offshore enregistrées auprès du cabinet Mossack Fonseca et que BNP Paribas a de son côté eu recours à 468 sociétés écrans domiciliées dans des paradis fiscaux.

Crédit agricole a réagi dans un communiqué en déclarant que sa banque privée avait cessé toute activité offshore en 2015 et dénoncé comme "présentation trompeuse" des informations du Monde. BNP Paribas s'est refusé à tout commentaire.

Michel Sapin rencontrera "dans les tous prochains jours" les présidents des deux établissements mis en cause, a fait savoir Bercy dans un communiqué publié dans la soirée, précisant que BNP Paribas et Crédit Agricole avaient déjà fourni de premiers éléments.

"Il ne serait pas tolérable que des banques puissent permettre des opérations de fraude, d’évasion fiscale ou de blanchiment", déclare Michel Sapin, cité dans ce communiqué.

"AUCUNE OUVERTURE DEPUIS 2012"   Suite...

 
Le ministre des Finances Michel Sapin dit avoir demandé des "explications" aux présidents de BNP Paribas et de Crédit agricole après un article du Monde évoquant les montages financiers de sociétés offshore effectués par les deux banques pour le compte de leurs clients.  /Photo prise le 30 janvier 2014/REUTERS/Charles Platiau