"Panama papers": Socgen se défend au Sénat, Casa et BNP évoqués

mercredi 11 mai 2016 16h02
 

PARIS (Reuters) - Le patron de Société générale a réfuté mercredi les accusations portées contre sa banque en matière de fraude fiscale, lors d'une audition au Sénat qui a coïncidé avec la publication d'un article citant BNP Paribas et le Crédit agricole dans le scandale des "Panama papers".

"Laisser penser que le groupe Société générale serait au coeur de l'évasion fiscale est une information erronée et injustifiée", a déclaré Frédéric Oudéa, qui s'est défendu devant les sénateurs d'avoir menti devant une commission d'enquête de la haute assemblée en 2012.

Socgen est sous les feux des critiques depuis l'éclatement du scandale des "Panama papers" et les révélations sur ses liens avec le cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé en montage de sociétés offshore dans des paradis fiscaux.

Seule en première ligne depuis maintenant plus d'un mois, la banque a été rejointe mercredi par deux autres établissements bancaires français qui ont, selon les informations du journal Le Monde, mis en oeuvre dans le passé des montages financiers avec des sociétés offshore pour leurs clients.

Le quotidien rapporte dans son édition datée de jeudi que le Crédit agricole a utilisé, depuis les années 1990, 1.129 sociétés offshore enregistrées auprès du cabinet Mossack Fonseca et que BNP Paribas a de son côté eu recours à 468 sociétés écrans domiciliées dans des paradis fiscaux.

Crédit agricole a réagi dans un communiqué en déclarant que sa banque privée avait cessé toute activité offshore en 2015 et dénoncé comme "présentation trompeuse" des informations du Monde. BNP Paribas s'est refusé à tout commentaire.

"AUCUNE OUVERTURE DEPUIS 2012"

Devant le sénat, le dirigeant de Socgen a reconnu l'existence d'un nombre limité de sociétés offshore structurées avant 2012 avec Mossack Fonseca pour des clients mais a insisté sur la légalité et la "transparence fiscale" de ces montages.   Suite...

 
Frédéric Oudéa, le directeur général de Société générale a réfuté mercredi devant une commission du Sénat les accusations selon lesquelles sa banque aurait facilité des cas de fraude fiscale à travers le montage de sociétés offshore. /Photo prise le 11 mai 2016/REUTERS/Charles Platiau