Le Brexit serait "un saut dans l'inconnu", estime Natixis

mardi 10 mai 2016 17h25
 

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait "un saut dans l'inconnu", que les acteurs économiques anticipent en accélérant leurs opérations avant d'entrer dans la zone d'incertitude qui s'installera nécessairement à l'approche du référendum du 23 juin, constate le directeur général de Natixis.

"Les acteurs préfèrent réaliser leurs opérations avant le référendum anglais qu'après", rapporte Laurent Mignon dans un entretien accordé à Reuters, après la publication des résultats du premier trimestre de la filiale de banque d'affaires du groupe mutualiste BPCE.

Natixis a souffert durant les deux premiers mois de l'année, où la très forte volatilité des marchés a généré un attentisme important de ses clients, qui ont préféré reporter des opérations comme des émissions obligataires ou des acquisitions.

Comme ses consoeurs françaises, la banque a constaté depuis mars un redémarrage des opérations.

"Nous avons un contexte qui permet de faire des émissions de dettes obligataires ou d'appels aux marchés, on commence a revoir des projets d'acquisition et de développement, c'est propice au développement de nos métiers", souligne le patron de Natixis, pour qui cet environnement est menacé par le Brexit.

Dans un premier temps, le rapprochement de l'échéance électorale ne manquera pas de créer des tensions auprès des investisseurs.

"Cela va être un facteur qui, progressivement, dans les semaines qui viennent, va un peu déstabiliser ou en tout cas créer un peu de perturbation", analyse Laurent Mignon qui confie, à titre personnel, penser et espérer que les partisans du maintien dans l'UE l'emporteront.

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Dans un entretien accordé à Reuters, le directeur général de Natixis, Laurent Mignon, a déclaré qu'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait "un saut dans l'inconnu", que les acteurs économiques anticipent en accélérant leurs opérations avant d'entrer dans la zone d'incertitude qui s'installera nécessairement à l'approche du référendum du 23 juin. /Photo prise le 1er décembre 2016/REUTERS/Bobby Yip - RTX1WMD9