Profits en berne chez BPCE et Natixis, Pérol réfléchit à un plan

mardi 10 mai 2016 10h40
 

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - Le groupe mutualiste BPCE et sa filiale de banque d'affaires Natixis ont annoncé mardi vouloir accroitre leur productivité après avoir enregistré une chute de leurs profits lors d'un premier trimestre marqué par la volatilité des marchés financiers et des taux d'intérêts historiquement bas.

"La persistance probable des taux bas pendant une période longue conduit le groupe à lancer une réflexion approfondie sur un nouveau programme de transformation et d'excellence opérationnelle", a déclaré le président du directoire du groupe dans un communiqué.

Accélération de la digitalisation, synergies intra-groupe et réduction du nombre de structures juridiques sont autant de pistes pour un plan qui, pour l'heure, ne fixe aucun objectif en terme d'économies ou d'emplois, même si la tendance est claire.

"En ce qui concerne les métiers de banque commerciale (...) l'emploi dans ces métiers en France ne va pas progresser, il se trouve que les prochaines années se caractérisent par des départs relativement nombreux à la retraite", a expliqué François Pérol lors d'une conférence téléphonique. "Nous saurons exploiter ce contexte pour gagner en productivité sur l'ensemble des réseaux du groupe", dont le réseau d'agences poursuit son recentrage, a-t-il dit.

BPCE, qui regroupe notamment les réseaux des Caisses d'épargne et des Banques populaires, a vu son produit net bancaire reculer de 4% à 5,787 milliards alors que son résultat net est en retrait de 10,5% à 578 millions d’euros.

Natixis, dont le résultat net a baissé de 30% à 200 millions d'euros a déjà lancé une vaste redistribution des postes clés à plusieurs niveaux de sa direction et compte poursuivre sa réorganisation au niveau opérationnel.

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Le groupe mutualiste BPCE et sa filiale de banque d'affaires Natixis annoncent mardi une chute de leurs profits, respectivement à 578 millions d’euros et à 200 millions d'euros, au cours d'un premier trimestre marqué par la volatilité des marchés financiers et des taux d'intérêts historiquement bas. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer