Liberty House va soumettre une offre sur Tata Steel UK

mardi 3 mai 2016 15h29
 

par Kate Holton et Andy Bruce

LONDRES (Reuters) - Liberty House va soumettre une lettre d'intention en vue de racheter les actifs britanniques de Tata Steel, ce qui ravive les espoirs du gouvernement de David Cameron de sauver des milliers d'emplois dans un secteur sidérurgique fragilisé par les surcapacités mondiales et la concurrence chinoise.

Le groupe indien de négoce de métaux dirigé par Sanjeev Gupta serait ainsi le premier à soumettre une proposition après avoir été aussi le premier à manifester son intérêt pour la reprise de ces actifs, parmi lesquels l'énorme aciérie de Port Talbot au Pays-de-Galles.

"Nous pouvons confirmer que Liberty soumettra dans la journée une lettre d'intention à Tata Steel", a dit une porte-parole de Liberty House.

Tata Steel, groupe sidérurgique indien, a annoncé fin mars son intention de vendre la totalité de ses activités au Royaume-Uni, menaçant plusieurs milliers d'emplois dans un secteur confronté à une faible demande, à une hausse des coûts et à des importations bon marché en provenance de Chine.

Tata Steel a déjà annoncé le 11 avril la vente de plusieurs de ses sites britanniques et de celui d'Hayange, en France, à Greybull Capital pour un montant d'une livre symbolique, un accord qui assure le maintien d'un tiers des 15.000 postes concernés par sa décision de se retirer de Grande-Bretagne.

"BREXIT" EN TOILE DE FOND

Soucieux de préserver les 10.000 autres emplois menacés par le retrait de Tata Steel, le gouvernement britannique a proposé de fournir un soutien de plusieurs centaines de millions de livres à d'éventuels repreneurs et s'est dit prêt à ce que l'Etat prenne une participation de 25%.   Suite...

 
Aciérie Tatza Steel à Port Talbot. Liberty House va soumettre une lettre d'intention en vue de racheter les actifs britanniques de Tata Steel, ce qui ravive les espoirs du gouvernement de David Cameron de sauver des milliers d'emplois dans un secteur sidérurgique fragilisé par les surcapacités mondiales et la concurrence chinoise.s, /photo pris ele 26 avril 2016/REUTERS/Rebecca Naden