PSA pénalisé par les changes et la Chine au 1er trimestre

mercredi 27 avril 2016 13h40
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Groupe PSA s'est montré mercredi confiant pour ses résultats semestriels et les prochaines années malgré la baisse de ses volumes de vente et un effet de changes très négatif au premier trimestre, qui pèsent sur le titre en Bourse.

Le constructeur automobile a toujours prévenu que 2016 serait moins facile que l'année précédente en termes de marchés, de devises et de cycle produit.

Au cours d'une téléconférence avec les analystes, le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon a indiqué que les nombreux lancements de véhicules à venir et les ventes aux partenaires industriels Toyota et General Motors, pour qui PSA va assembler plusieurs véhicules, auraient un impact positif sur le chiffre d'affaires à partir de 2017.

"Les volumes sur les marchés ont montré des tendances contrastées mais le groupe reste concentré sur la croissance profitable", a-t-il déclaré. "C'est un premier trimestre très positif et nous prévoyons un premier semestre positif (durant lequel) nous nous attaquons avec beaucoup de force aux défis du plan 'Push to pass'."

Les ventes en volume du constructeur ont baissé de 1,7% sur les trois premiers mois de l'année, à 699.800 véhicules. Une chute en Chine (-17,9%, contrecoup d'un vaste déstockage et des efforts engagés pour redresser les marges des JV chinoises) a fait plus qu'éclipser une hausse de 5,9% des ventes du groupe en Europe, où PSA a relevé à 4% sa prévision de marché pour 2016, et un bond de 15,5% en Amérique latine où il compte doubler ses volumes d'ici 2021.

En Chine, le groupe s'est fixé pour objectif de porter à 10% les marges de ses coentreprises avec Dongfeng et Changan au même horizon.

PRIORITÉ AUX MARGES SUR LES VOLUMES   Suite...

 
PSA a fait état mercredi d'une baisse de 1,4% de son chiffre d'affaires, à 12,998 milliards d'euros, au premier trimestre imputable à des effets de changes négatifs tandis que ses volumes globaux se sont légèrement repliés, la Chine éclipsant la vigueur du groupe en Europe. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé