Safran muet sur Zodiac, objectifs 2016 confirmés

mardi 26 avril 2016 09h15
 

PARIS (Reuters) - Safran s'est une nouvelle fois refusé mardi à tout commentaire sur son intérêt éventuel pour l'équipementier Zodiac Aerospace et a confirmé ses objectifs annuels après une hausse de son chiffre d'affaires trimestriel, porté par les services pour moteurs civils.

L'équipementier aéronautique Zodiac, qui avait dit mi-mars qu'il étudierait "toute offre raisonnable" de rachat, a cependant indiqué la semaine dernière qu'il n'était pas à vendre, en réaction à une information de presse sur un intérêt supposé de Safran.

"Nous ne commentons pas les rumeurs de marché", a réaffirmé Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, lors d'une conférence téléphonique sur le chiffre d'affaires trimestriel.

L'équipementier pour l'aéronautique et la défense, qui se désengage de la sécurité, compte dégager une plus-value de "plusieurs dizaines de millions d'euros" de la vente de Morpho Detection au britannique Smiths, qu'il espère boucler début 2017, a précisé de son côté le directeur financier Bernard Delpit.

Safran a réalisé un chiffre d'affaires trimestriel de 4,24 milliards d'euros, en hausse de 7,8%, soit une croissance organique de 6,7%.

Les activités de services pour moteurs civils ont augmenté de 8,6% en dollars américains, toujours tirées par les révisions des moteurs CFM56 récents et des GE90.

Dans une note, Bernstein a estimé que ces résultats constituent un "solide début d'année".

L'action s'adjuge 1,65% à 63,38 euros après 10 minutes de cotation, effaçant la quasi-intégralité de ses pertes de cette année.

Le groupe a confirmé ses objectifs pour 2016, à savoir une hausse entre 2% et 4% de son chiffre d'affaires ajusté par rapport à 2015 et une augmentation d'environ 5% du résultat opérationnel courant ajusté.   Suite...

 
Safran annonce mardi une nouvelle croissance de son chiffre d'affaires trimestriel à 4,240 milliards d'euros, porté par l'aéronautique, notamment les services pour moteurs civils. /Photo prise le 15 avril 2016/REUTERS/Régis Duvignau