EDF va augmenter son capital, reporte sa décision sur Hinkley Point

vendredi 22 avril 2016 22h16
 

PARIS (Reuters) - EDF a annoncé vendredi une série de mesures pour renforcer sa structure financière, dont une augmentation de capital de quatre milliards d'euros, mais a reporté sa décision sur son investissement dans le coûteux projet nucléaire britannique d'Hinkley Point.

Le gouvernement a réaffirmé dans le même temps son soutien à l'électricien public, dont il détient près de 85%, en annonçant que l'Etat participerait à hauteur de trois milliards d'euros à sa future recapitalisation.

EDF précise aussi dans un communiqué qu'il compte céder pour environ dix milliards d'euros d'actifs à l'horizon 2020 pour améliorer sa solidité financière dans un contexte de chute des prix de l'électricité.

Cela passera notamment par une ouverture du capital de sa filiale RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, qui sera préparée d'ici l'été avec pour objectif de mettre l'opération en oeuvre avant la fin de l'année.

Le groupe compte en outre ramener ses investissements à 10,5 milliards d'euros en 2018, soit un recul de près de deux milliards par rapport à 2015. Mais en intégrant ses activités régulées, EDF devrait investir entre 12,5 et 13,5 milliards d'euros par an au cours des trois prochaines années.

Ces décisions ont été annoncées à l'issue d'un conseil d'administration qui a reporté la décision de mener à bien un investissement de 23 milliards d'euros dans le projet d'EPR britannique d'Hinkley Point, a-t-on appris de sources proches du dossier.

LE CCE CONSULTE

Selon une source gouvernementale, la décision pourrait n'intervenir qu'à la rentrée et les autorités britanniques ont été prévenues.   Suite...

 
EDF a annoncé un projet d'augmentation de capital d'environ quatre milliards d'euros cette année sous forme d'opération de marché pour améliorer sa structure financière. L'électricien compte aussi céder pour environ dix milliards d'euros d'actifs à l'horizon 2020 et baisser ses investissements de près de deux milliards d'euros en 2018 par rapport à 2015. /Photo prise le 21 avril 2016REUTERS/Stéphane Mahé