Volkswagen dans le rouge en 2015

vendredi 22 avril 2016 18h52
 

par Andreas Cremer et Edward Taylor

FRANCFORT (Reuters) - Volkswagen a annoncé vendredi une perte d'exploitation annuelle de 4,1 milliards d'euros, conséquence de 16,2 milliards d'euros de charges exceptionnelles liées au scandale du trucage des tests anti-pollution sur ses modèles diesel.

Le constructeur automobile allemand, numéro un européen du secteur, a reconnu en septembre avoir installé sur 11 millions de véhicules dans le monde depuis 2009 un dispositif de trucage des émissions polluantes.

L'affaire est vite devenue la plus importante crise jamais traversée par le groupe, lui faisant perdre jusqu'à un tiers de sa valeur en Bourse et poussant à la démission son président du directoire, Martin Winterkorn.

Volkswagen avait repoussé la publication de ses résultats annuels, initialement prévue en février, en raison des incertitudes sur l'impact financier du dossier et des négociations en cours avec les autorités américaines, à l'origine de l'affaire.

Jeudi, il a annoncé être parvenu à un projet d'accord avec les autorités américaines concernant près de 600.000 véhicules vendues aux Etats-Unis, qu'il devrait racheter ou modifier en indemnisant leurs propriétaires.

Aux yeux des analystes, l'accord était indispensable pour permettre au groupe de chiffrer précisément le coût du scandale dans ses résultats 2015, dont la publication, initialement prévue en février, avait été repoussée.

Les comptes annuels détaillés doivent être publiés le 28 avril.

Volkswagen a dit vendredi que les sommes mises de côté pour financer le scandale l'avaient conduit à inscrire dans ses comptes une perte nette annuelle de 1,36 milliard d'euros, la première depuis 1993 et la plus lourde de l'histoire du groupe.   Suite...

 
Volkswagen annonce une perte d'exploitation annuelle de 4,1 milliards d'euros, conséquence de 16,2 milliards de charges exceptionnelles liées au scandale du trucage des tests anti-pollution sur ses modèles diesel.  /Photo prise le 22 avril 2016/REUTERS/Hannibal Hanschke