Goldman Sachs affiche encore une baisse du bénéfice trimestriel

mardi 19 avril 2016 20h10
 

par Olivia Oran et Sudarshan Varadhan

(Reuters) - Goldman Sachs Group a publié mardi ses plus mauvais résultats depuis plus de quatre ans, la volatilité des marchés ayant à nouveau pénalisé ses activités sur le front obligataire, sur le marché primaire et dans la banque d'investissement.

La dernière grande banque américaine à publier ses résultats du premier trimestre a annoncé un bénéfice net part du groupe en baisse de 56,3% à 1,2 milliard de dollars (1,06 milliard d'euros), soit 2,68 dollars par action.

Ce solde est à comparer à un bénéfice de 2,75 milliards de dollars (5,94 dollars par action) un an plus tôt, lorsque la banque avait publié ses meilleurs résultats trimestriels en cinq ans. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 2,45 dollars, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Le produit net bancaire sur les trois mois au 31 mars a baissé de 40,3% à 6,34 milliards de dollars, soit son plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2011. Il est inférieur au consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui était de 6,73 milliards de dollars.

"Je ne vais certainement pas rester assis là à vous dire que nous sommes satisfaits de ce trimestre", a déclaré le directeur financier, Harvey Schwartz, lors d'une téléconférence.

"Mais nous ferons tout ce qu'il faudra au fil du temps pour faire en sorte de satisfaire nos clients et d'optimiser la rentabilité pour nos actionnaires."

Les dirigeants de Goldman Sachs répètent depuis longtemps déjà qu'à leurs yeux, les difficultés du trading sont passagères et que les volumes vont remonter. Mais la persistance de conditions de marché défavorables incite certains investisseurs à douter de leur pronostic.

Signe des difficultés que rencontre la banque, la rentabilité de ses fonds propres ("return on equity"/ROE) est tombée à 6,4% sur le trimestre, contre 14,7% un an plus tôt.   Suite...

 
Goldman Sachs Group a fait état mardi d'un bénéfice en baisse pour le quatrième trimestre consécutif, la volatilité des marchés ayant à nouveau pénalisé ses activités sur le front obligataire et dans la banque d'investissement. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid