Pas d'accord à Doha sur le pétrole

lundi 18 avril 2016 10h39
 

par Rania El Gamal et Reem Shamseddine

DOHA (Reuters) - Les discussions de Doha entre pays producteurs de pétrole membres de l'Opep ou extérieurs au cartel se sont achevées ce dimanche sans accord sur un "gel" de la production, l'Arabie saoudite ayant exigé que l'Iran se joigne au mouvement.

Même si les concertations vont se poursuivre, l'issue de cette réunion entre ministres du Pétrole va raviver les inquiétudes des acteurs du secteur, qui redoutent que les pays producteurs ne relancent la course aux parts de marché, ce qui risquerait de porter un coup d'arrêt à la remontée du prix du baril.

L'Arabie saoudite notamment a menacé d'accroître sa production si aucun n'accord n'était trouvé.

Dix-huit pays, dont la Russie qui ne fait pas partie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), étaient représentés à Doha pour finaliser un accord dans les tuyaux depuis février et qui aurait stabilisé la production jusqu'en octobre prochain à ses niveaux de janvier.

Mais Ryad, chef de file de l'Opep, a insisté pour que tous les pays membres de l'Opep soient partie prenante à ce gel concerté de la production, y compris l'Iran. Or, la République islamique, absente dimanche à Doha, se refuse à stabiliser sa production au moment où la levée des sanctions occidentales liées à son programme nucléaire peut lui permettre de reprendre pied sur le marché mondial de la production de brut.

"Si l'Iran gèle sa production pétrolière au niveau de février, cela signifiera qu'il ne peut pas bénéficier de la levée des sanctions", a expliqué le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh.

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Conférence de presse à Doha du ministre qatari de l'Energie, Mohammad bin Saleh Al Sada. Les discussions de Doha entre pays producteurs de pétrole membres de l'Opep ou extérieurs au cartel se sont achevées dimanche sans accord sur un "gel" de la production, l'Arabie saoudite ayant exigé que l'Iran se joigne au mouvement. /Photo prise le 17 avril 2016/REUTERS/Ibraheem Al Omari