April 13, 2016 / 7:22 AM / a year ago

McCormick renonce à lancer une OPA sur Premier Foods

3 MINUTES DE LECTURE

Le producteur d'épices américain McCormick Foods renonce à lancer une OPA sur le groupe alimentaire britannique Premier Foods. /Photo prise le 18 mars 2016/Jim Bourg

LONDRES (Reuters) - Le producteur d'épices américain McCormick Foods a annoncé mercredi qu'il renonçait à lancer une OPA sur le groupe alimentaire britannique Premier Foods, se refusant à aller au-delà d'un prix de 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d'euros).

L'action Premier Foods, qui avait presque doublé de valeur depuis l'annonce des intentions de McCormick, chutait de près de 16% à 41,43 pence en matinée en Bourse de Londres, après avoir perdu jusqu'à plus de 30%.

McCormick a expliqué qu'après consultation des comptes ("due diligence"), il avait jugé qu'il ne pourrait proposer un prix qui soit recommandé par le conseil d'administration de sa cible, tout en apportant à ses propres actionnaires la valeur adéquate. "En conséquence, McCormick a retiré sa proposition d'achat de Premier Foods", dit-il.

De son côté, Premier Foods a publié un communiqué prenant acte de la décision de McCormick et observant que ses conseillers et lui-même s'étaient employés à fournir avec diligence au groupe américain les informations demandées.

Il ajoute qu'il entrevoit un "avenir solide pour un Premier Foods indépendant et pense que les bases d'une croissance solide et d'une création de valeur pour les actionnaires ont été posées".

Premier Foods précise que ses perspectives à long terme seront magnifiées par l'accord de coopération signé avec le fabricant de nouilles japonais Nissin Foods Holdings, qui doit permettre de multiplier les possibilités de croissance.

"La difficulté maintenant pour les dirigeants de Premier c'est de donner aux actionnaires la valeur que McCormick offrait en quelque sorte", observe Nicola Mallard, analyste d'Investec.

McCormick avait pris contact avec Premier Foods en février avec une proposition de 52 pence par action, qui fut rejetée. Une nouvelle offre faite à 60 pence par action n'a pas eu plus de succès. Une troisième proposition, de 65 pence par action, décida Premier à entamer le dialogue avec McCormick et à lui ouvrir ses livres de comptes.

Premier dispose de marques bien connues et rentables mais il est handicapé par une lourde dette et un passif lié aux retraites à la suite d'acquisitions tous azimuts.

Deux gros actionnaires ont critiqué la manière dont la direction de Premier a géré la situation, en particulier l'accord passé avec Nissin, devenu le premier actionnaire avec une participation de 17,3% rachetée au fonds de capital investissement américain Warburg Pincus à raison de 63 pence pièce. Nissin a depuis lors porté ses parts à 19,9%.

Martinne Geller, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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