Le FMI abaisse ses prévisions et redoute la stagflation

mardi 12 avril 2016 15h06
 

par David Lawder

WASHINGTON (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en baisse ses prévisions pour la croissance mondiale pour la quatrième fois en un an du fait du ralentissement de l'économie chinoise, de la faiblesse persistante des prix du pétrole et de la fragilité de la reprise dans les économies développées.

Dans ses dernières perspectives économiques mondiales publiées mardi, le FMI table sur 3,2% de croissance mondiale en 2016 et 3,5% en 2017 contre des prévisions de 3,4% et 3,6% en janvier.

Il met en garde contre un risque de stagnation généralisée et dit s'inquiéter du risque de voir une croissance plus faible rendre l'économie mondiale plus vulnérable à des chocs comme la dépréciation des devises ou l'aggravation de conflits géopolitiques.

Le FMI appelle donc les responsables économiques et financiers mondiaux réunis à Washington pour les réunions de printemps de l'institution et de la Banque mondiale à prendre des mesures coordonnées de soutien à la demande tout en menant des réformes structurelles, en utilisant les marges de manoeuvre budgétaire quand cela est possible et en maintenant une politique monétaire accommodante.

"Une croissance plus faible laisse moins de marge d'erreur", a déclaré l'économiste en chef du FMI, Maurice Obstfeld, dans un communiqué.

"Une croissance faible persistante a des effets délétères qui (...) réduisent le potentiel de production et avec lui, la demande et l'investissement."

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La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. Le FMI a revu en baisse ses prévisions pour la croissance mondiale pour la quatrième fois en un an du fait du ralentissement de l'économie chinoise, de la faiblesse persistante des prix du pétrole et de la fragilité de la reprise dans les économies développées. L'institution table désormais sur 3,2% de croissance mondiale en 2016 et 3,5% en 2017 contre des prévisions de 3,4% et 3,6% en janvier. /Photo prise le 31 mars 2016/REUTERS/Jacky Naegelen