Accord sur un fonds d'aide bancaire en Italie

lundi 11 avril 2016 22h58
 

par Giuseppe Fonte et Silvia Aloisi

ROME/MILAN (Reuters) - Les établissements financiers italiens ont convenu de créer un fonds de cinq milliards d'euros pour redresser les banques les plus faibles, suivant une initiative orchestrée par un gouvernement soucieux de redorer le blason d'un secteur qui ploie sous 360 milliards d'euros de créances douteuses.

Rome a pris soin de présenter ce fonds comme une initiative sectorielle pour éviter tout problème vis-à-vis du droit européen des aides publiques et le gouvernement a laissé le soin à un gérant de fonds, Quaestio Capital Management, d'annoncer l'accord lundi.

"A la suite de réunions avec un grand nombre d'investisseurs institutionnels, de banques, d'assureurs, de fondations bancaires et avec la Cassa Depositi i Prestiti, Quaestio a rassemblé beaucoup de souscripteurs pour lancer le Fonds Atlante", a déclaré le gérant.

Ce dernier n'a pas donné le nombre d'intervenants à ce fonds, ainsi que sa valeur, mais un peu auparavant, Alessandro Vandelli, administrateur délégué de Banca Popolare dell'Emilia Romagna, avait fait mention de cinq milliards d'euros.

Quaestio a précisé que le fonds participerait aux achats de titres qui seront émis par les établissements en difficulté, ainsi que de créances douteuses, en mettant l'accent sur la nette non garantie, la moins demandée par les investisseurs.

Le président du Conseil Matteo Renzi, qui avait fait du redressement du secteur bancaire l'une de ses priorités, a salué la création de ce fonds et dit que le gouvernement adopterait dans les jours qui viennent des mesures permettant d'accélérer les procédures de dépôt de bilan et de récupération des garanties.

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Les établissements financiers italiens ont convenu de créer un fonds de cinq milliards d'euros pour redresser les banques les plus faibles, suivant une initiative orchestrée par un gouvernement soucieux de redorer le blason d'un secteur qui ploie sous 360 milliards d'euros de créances douteuses. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge