LVMH décélère avec la mode-maroquinerie qui stagne

lundi 11 avril 2016 19h32
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a fait moins bien qu'attendu au premier trimestre, plombé par la stagnation des ventes de sa division phare, la mode-maroquinerie, qui a pâti d'une baisse de ses ventes en France et en Asie, hors Japon.

Comme ses concurrents, LVMH fait face à un environnement difficile pour le luxe, avec le ralentissement chinois, la chute des flux touristiques à Hong Kong, les récessions russe et brésilienne, la faiblesse du marché américain pour cause de dollar fort et à la chute du tourisme en Europe après les attentats de Paris et Bruxelles.

Les ventes du géant mondial du secteur ont progressé de 4% à 8,620 milliards d'euros, un chiffre inférieur au consensus Thomson Reuters de 8,719 milliards.

A taux de change constants, la croissance a reculé à 3%, après 5% au quatrième trimestre 2015, alors que les analystes tablaient sur une progression comprise entre 4% et 5%.

Surtout, la division mode et maroquinerie, au centre de l'attention des investisseurs car elle loge Louis Vuitton, principal contributeur aux profits du groupe, a vu ses ventes stagner (après une croissance de 3% au dernier trimestre de 2015 et 4% sur l'ensemble de 2015) alors que les analystes attendaient une hausse d'environ 3%.

"LVMH fait moins bien qu'attendu dans la mode-maroquinerie. Finalement, ce n'est pas surprenant, car le secteur est difficile", commente Luca Solca, analyste d'Exane BNP Paribas.

A l'inverse, la tendance s'est accélérée dans les vins et spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon, Hennessy), deuxième division la plus rentable du groupe, avec une croissance organique de 6%, la forte progression du cognac Hennessy aux Etats-Unis compensant ses faiblesses en Chine, où le premier trimestre enregistre cependant une "meilleure dynamique".

Le groupe a également fait mieux que prévu dans les parfums et cosmétiques (Dior, Guerlain, Givenchy), avec une croissance organique de 9%, ainsi que dans les montres et la joaillerie (Bulgari, Tag Heuer, Hublot) avec une progression de 7%, tirée par les bonnes performances du joaillier italien Bulgari et par celles de Tag Heuer.   Suite...

 
LVMH a vu sa croissance organique ralentir au premier trimestre, plombée par la stagnation des ventes de sa division phare, la mode-maroquinerie (Louis Vuitton), dans un environnement difficile pour le luxe. Les ventes du géant mondial du luxe ont progressé de 4% à 8,620 milliards d'euros, un chiffre inférieur au consensus Thomson Reuters de 8,719 milliards d'euros. /Photo prise le 14 mars 2016/REUTERS/Gleb Garanich