Airbus veut des robots humanoïdes sur ses lignes d’assemblage

jeudi 7 avril 2016 14h35
 

par Johanna Decorse

TOULOUSE (Reuters) - Des robots humanoïdes devraient dans l'avenir travailler aux côtés des humains sur les lignes d'assemblage d'Airbus et les décharger des tâches les plus laborieuses ou dangereuses dans l'un des secteurs les moins robotisés de l'industrie.

C'est le but du programme de recherche franco-japonais que finance le groupe aéronautique et spatial européen et qui pourrait déboucher sur un partenariat industriel en 2019 en vue de l'arrivée de la première génération de robots humanoïdes sur les chaînes d'ici une quinzaine d'années.

Ce projet commun a été lancé avec le Joint Robotics Laboratory (JRL), unité mixte internationale du CNRS et de l’Institut national de la science et des technologies industrielles avancées japonais (AIST).

Il a démarré en février 2016 à Tsukuba, au Japon et occupe une équipe de huit chercheurs qui, durant quatre ans, vont développer de nouvelles fonctionnalités chez les robots humanoïdes pour leur permettre d'accomplir des tâches précises dans des espaces exigus, tels que les chaînes de montage.

Ce projet bilatéral entre Airbus Group et le JRL fait suite à une première collaboration qui a démarré en 2015 dans le cadre du projet européen Comanoid. Doté d’un budget de 4,25 millions d'euros, ce programme vise à faire se déplacer des robots humanoïdes dans un avion en phase d'assemblage sans mettre en danger les opérateurs humains, les appareils ou eux-mêmes.

"La construction aéronautique est l'un des secteurs les moins automatisés de l'industrie", explique Abderrahmane Kheddar, directeur du JRL.

"Le but est de développer des solutions pour robotiser certaines tâches et faire en sorte que ces robots humanoïdes puissent intervenir dans des environnements contraints, sur les ailes des avions ou dans le fuselage, en faisant un usage coordonné de leur corps et en utilisant plusieurs points d'appui, comme l'homme le ferait", ajoute-t-il.

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Des robots humanoïdes devraient dans l'avenir travailler aux côtés des humains sur les lignes d'assemblage d'Airbus et les décharger des tâches les plus laborieuses ou dangereuses dans l'un des secteurs les moins robotisés de l'industrie. C'est le but du programme de recherche franco-japonais qui pourrait déboucher sur un partenariat industriel en 2019 en vue de l'arrivée de la première génération de robots humanoïdes sur les chaînes d'ici une quinzaine d'années. /Photo d'archives/REUTERS/Michael Spooneybarger