Le gouvernement reverrait l'inflation 2016 en baisse à +0,1%

mercredi 6 avril 2016 21h53
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement va revoir en baisse à 0,1%, contre 1,0% auparavant, sa prévision d'inflation pour 2016 en France, ce qui le contraindra à procéder à des économies de près de 4,0 milliards d'euros pour respecter ses objectifs de réduction du déficit public, rapportent mercredi Les Echos.

Le nouveau scénario d'inflation figurera dans le programme de stabilité annuel présenté mercredi prochain en conseil des ministres, qui repose aussi sur une hypothèse de croissance maintenue à 1,5%, indique le journal.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé à plusieurs reprises la volonté du gouvernement de respecter son plan de marche sur le déficit public, en le ramenant à 3,3% du PIB en 2016 puis sous 3% (à 2,7%) en 2017, dans les clous du pacte de stabilité et de croissance, après avoir obtenu à deux reprises des délais de ses pairs européens.

Il sera aidé pour cela, au moins cette année, par la performance meilleure qu'attendue enregistrée en 2015, avec un déficit abaissé à 3,5% du PIB contre 3,8% prévu initialement.

Le gouvernement mise également toujours sur une croissance de 1,5% de la richesse nationale en 2016 bien que les organisations internationales (FMI, OCDE) et la Commission européenne aient revu en baisse ces derniers mois leurs anticipations pour la France (de 1,2% à 1,3%).

Outre la croissance de l'activité, il s'appuie, pour réduire le poids de ses déficits, sur un programme de 50 milliards d'euros d'économies sur trois ans, dont 16,0 milliards cette année et 15,4 milliards en 2017.

NOUVELLE CORRECTION DU BUDGET

Ces économies étant calculées par rapport à une tendance de croissance, la faiblesse de l'inflation, à laquelle il a déjà dû s'adapter en 2015, lui complique la tâche.   Suite...

 
Le gouvernement va revoir en baisse à 0,1%, contre 1,0% auparavant, sa prévision d'inflation pour 2016 en France, ce qui le contraindra à procéder à des économies de près de 4,0 milliards d'euros pour respecter ses objectifs de réduction du déficit public, selon Les Echos. REUTERS/Ceerwan Aziz (IRAQ)