Alstom prêt à des acquisitions pour accélérer la croissance

mercredi 30 mars 2016 14h02
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Alstom est prêt à réaliser des acquisitions pour accélérer sa croissance fortement orientée vers la signalisation et les services ferroviaires à l'international, a déclaré mercredi son PDG, Henri Poupart-Lafarge.

Le groupe industriel français, recentré sur les équipements ferroviaires après la cession de ses activités d'énergie à General Electric, a déjà publiquement manifesté son intérêt pour la signalisation de l'équipementier d'aérospatiale et de défense Thales.

Après le rapprochement des activités transport de GE et d'Alstom et le rachat du spécialiste italien de la signalisation ferroviaire Ansaldo STS par le japonais Hitachi, la consolidation du secteur devrait se poursuivre, estiment les analystes.

"Nous voulons booster notre stratégie par des acquisitions", a dit Henri Poupart-Lafarge lors d'une journée analystes à Villeurbanne (Rhône), précisant que le groupe avait les capacités financières de ses ambitions.

"Ce n'est pas un élément requis de la stratégie, mais cela serait un accélérateur et, dans certains cas, une manière de changer de niveau de jeu", a ajouté le dirigeant, qui a succédé fin janvier à Patrick Kron à la tête du nouvel Alstom.

Henri Poupart-Lafarge a toutefois précisé qu'aucune acquisition n'était en préparation dans l'immédiat et que le groupe comptait surtout sur sa croissance organique, attendue à un rythme annuel de 5% d'ici 2020.

Alstom a précisé mardi soir viser une marge opérationnelle ajustée d'environ 7% en 2020, soit une amélioration de deux points par rapport au premier semestre 2015-2016.

Le groupe, dont Bouygues détient 29%, publiera le 11 mai ses résultats pour l'exercice complet, qui se termine le 31 mars.   Suite...

 
Alstom est prêt à réaliser des acquisitions pour accélérer sa croissance fortement orientée vers la signalisation et les services ferroviaires à l'international, a déclaré mercredi son PDG, Henri Poupart-Lafarge. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé