L'Allemagne prévoit d'augmenter ses dépenses sans déficit

mercredi 23 mars 2016 15h27
 

par Gernot Heller

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a approuvé mercredi des prévisions budgétaires qui, selon le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, permettront de faire face aux nouvelles dépenses liées à l'accueil des migrants, à la sécurité et aux investissements dans les infrastructures sans avoir à augmenter l'endettement du pays.

L'arrivée en Allemagne l'an dernier de 1,1 million de réfugiés et candidats à l'immigration a suscité des interrogations sur la capacité de Berlin à assumer le coût financier de leur accueil et de leur intégration sans remettre en cause l'équilibre budgétaire, priorité du cabinet d'Angela Merkel.

Wolfgang Schäuble, l'un des piliers du gouvernement, a réaffirmé mercredi que cet objectif serait atteint.

"Nous tenons notre parole et nous restons fidèles à notre politique financière solide dans un contexte difficile", a-t-il dit à la presse.

"Nous investissons dans les infrastructures, l'éducation et la recherche, nous faisons le nécessaire pour garantir la sécurité intérieure et extérieure et nous aidons les migrants, tout cela sans nouvel emprunt (net)", a-t-il précisé.

Berlin a prévu dix milliards d'euros pour faire face à la crise des migrants l'an prochain. Le gouvernement s'attend à 800.000 nouvelles arrivées sur le sol allemand cette année et à 600.000 en 2017, a précisé Wolfgang Schäuble.

Les prévisions budgétaires établies par son ministère tablent sur une augmentation de 30,9 milliards d'euros des dépenses publiques d'ici 2020, à 347,8 milliards, sans nouvel emprunt net, grâce principalement à la progression attendue des recettes fiscales.

Ces prévisions sont crédibles avec un taux de chômage limité à 6,2%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays et une croissance régulière.   Suite...

 
Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet budgétaire reposant sur une augmentation des dépenses publiques de plus de 30 milliards d'euros jusqu'en 2020, sans pour autant remettre en cause le principe d'un budget équilibré. /Photo d'archives/REUTERS/Fabrizio Bensch