Hermès voit une année difficile avec Chine, changes et attentats

mercredi 23 mars 2016 13h17
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Hermès International, qui a publié des résultats annuels en forte hausse malgré un environnement difficile pour le luxe, s'attend à une année 2016 "compliquée" par le ralentissement chinois, la volatilité des marchés boursiers ou les attaques terroristes répétées.

Le sellier, qui a une nouvelle fois signé une des meilleures croissances du secteur en 2015, n'a pas retrouvé, en France, le niveau de flux touristiques d'avant les attentats de novembre 2015, a déclaré mercredi son gérant, Axel Dumas, lors d'une conférence.

A l'inverse, les touristes sont revenus en Italie et au Royaume-Uni.

L'année 2016 sera "compliquée", avec la volatilité des marchés boursiers et des changes, le ralentissement de la croissance chinoise, le dollar fort et les attaques terroristes répétées en Europe, a averti le dirigeant du groupe.

Prudent, Hermès a confirmé que sa croissance organique pourrait être inférieure à son objectif à moyen terme de 8% en raison des incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires.

"L'année sera sportive. Mais le cheval, contrairement à l'automobile, ne contourne pas l'obstacle, il le franchit", a lancé Axel Dumas faisant allusion aux racines équestres du groupe.

Bien que plus exposé que ses concurrents au marché français, où il réalise 15% de ses ventes, contre une moyenne de 8% pour ses concurrents LVMH ou Kering, Hermès est parvenu à boucler l'exercice 2015 sur une croissance organique de 8%, nettement supérieure à celle de ses pairs.

Son résultat opérationnel a grimpé de 19% à 1,54 milliard d'euros, dépassant les 1,53 milliard du consensus Thomson Reuters I/B/E/S, et sa rentabilité a progressé de 0,3 point à 31,8%. Le groupe avait prévu une marge en retrait du fait de l'impact dilutif des parités de changes.   Suite...

 
Hermès International a publié mercredi des résultats annuels en forte hausse après avoir une nouvelle fois signé une des meilleures croissances du secteur du luxe en 2015. /Photo prise le 1er mars 2016/REUTERS/Max Rossi