Le bilan emploi de l'investissement étranger en France en hausse

lundi 21 mars 2016 22h50
 

PARIS (Reuters) - Le nombre d'investissements étrangers a diminué l'an passé en France mais a permis de créer ou maintenir 27% d'emplois de plus qu'en 2014, selon le bilan publié lundi par Business France, l'agence chargée de promouvoir la destination France pour les décideurs des autres pays.

Un total de 962 décisions d'investissements dans l'Hexagone ont été enregistrées en 2015, contre 1.014 un an plus tôt, et ont permis de créer ou maintenir 33.682 emplois (contre plus de 26.000 en 2014).

Sur ce total, les créations ont représenté 476 projets (519 en 2014) représentant 8.669 emplois (9.075).

Le nombre des extensions de dispositifs existants est resté quasi stable (394 projets) mais a généré plus d'emploi (11.815 contre 10.326 emplois).

Quant à celui des reprises d'entreprises, il a diminué de 10% à 92 mais a permis de sauver 13.198 emplois (contre 7.134 en 2014). Ce dernier chiffre a été gonflé par deux opérations, la reprise d'Arc International (5.000 emplois) par le fonds américain PHP et celle d'Actissia (France Loisirs, 2.000 emplois) par la société luxembourgeoise ITS.

Au bout du compte, 2015 a été la meilleure année en termes d'impact des investissements étrangers sur l'emploi depuis 2007.

Les données publiées par Business France sont brutes et ne tiennent pas compte des désinvestissements.

Avec des réformes comme le crédit impôt compétitivité emploi (CICE) ou des dispositifs comme le crédit impôt recherche (CIR), la France voit son attractivité renforcée depuis deux ans mais souffre toujours de la comparaison avec ses principaux concurrents, Allemagne et Royaume-Uni en tête.

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Le nombre d'investissements étrangers a diminué l'an passé en France mais a permis de créer ou maintenir 27% d'emplois de plus qu'en 2014, selon le bilan publié par Business France. Les données publiées par l'agence chargée de promouvoir la destination France pour les décideurs des autres pays sont brutes et ne tiennent pas compte des désinvestissements. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard