Canon rachète le pôle matériel médical de Toshiba

jeudi 17 mars 2016 09h37
 

TOKYO (Reuters) - Canon rachètera le pôle matériel médical de Toshiba pour 665,5 milliards de yens (5,3 milliards d'euros), ont annoncé les deux groupes japonais jeudi.

Le fabricant d'appareils photo et d'imprimantes avait acquis la semaine passée un droit de négociation exclusif avec le conglomérat en vue de racheter Toshiba Medical Corp.

Toshiba, qui vend cette filiale dans le cadre d'une restructuration engagée à la suite d'un énorme scandale comptable, précise que l'opération génèrera une plus-value de l'ordre de 590 milliards de yens sur l'exercice fiscal clos à la fin du mois si elle est réalisée dans les temps.

Confronté à une baisse de la demande d'appareils photo face à la concurrence des smartphones et tablettes, Canon, qui conçoit aussi des équipements de rayons X et des matériels d'examen oculaire, tente depuis des années de se développer dans le matériel médical, un secteur en plein essor.

La transaction a été annoncée au moment où la Bourse de Tokyo fermait. L'action Canon a fini en baisse de 1,4% et l'action Toshiba a cédé près de 8%.

Elle a lâché près de 10% en fin de séance après que Bloomberg eut rapporté que Toshiba faisait l'objet d'une enquête aux Etats-Unis au sujet de la comptabilité de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse.

Le département de la Justice et la Securities Exchange Commission (SEC) se penchent sur l'éventualité d'une fraude, a ajouté l'agence, citant des sources proches du dossier.

Un porte-parole de Toshiba a dit que le groupe examinait l'information.

Masashi Muromachi, le directeur général de Toshiba, tente de réorganiser le conglomérat à la suite du scandale déclenché l'an passé par des révélations suivant lesquelles Toshiba avait gonflé ses profits depuis 2009. Il a annoncé plus de 10.000 suppressions d'emplois et il prévoit de vendre les pôles PC et électroménager, tous deux déficitaires.   Suite...

 
Canon rachètera le pôle matériel médical de Toshiba pour 665,5 milliards de yens (5,3 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Toru Hanai