LafargeHolcim vise un retour au bénéfice en 2016

jeudi 17 mars 2016 10h20
 

ZURICH (Reuters) - LafargeHolcim a déclaré jeudi prévoir "au mieux" pour cette année une croissance de ses activités comparable à celle du marché, soit de 2% à 4%, après un quatrième trimestre 2015 marqué par une perte inattendue.

Le directeur général du cimentier franco-suisse, Eric Olsen, a déclaré que les marchés chinois et brésilien restaient difficiles malgré une tendance globale à l'amélioration dans les pays émergents, où le groupe compte sur des réductions de coûts et des gains de productivité pour améliorer ses profits.

"Nous tablons sur de vraies poches de croissance en Amérique du Nord, nous voyons les marchés européens s'améliorer en 2016 par rapport à 2015", a-t-il ajouté lors d'une téléconférence avec des journalistes.

Il a précisé que la croissance restait satisfaisante au Mexique, en Afrique de l'Est comme aux Philippines et que l'Inde devrait particulièrement bénéficier de la faiblesse des cours du pétrole.

"La Chine va rester plus difficile, le Brésil va rester plus difficile", a-t-il souligné, tout en disant s'attendre à ce que le groupe, numéro un mondial du secteur, réalise un bénéfice net cette année.

L'action LafargeHolcim gagnait 0,32% à 41,33 francs sur le marché suisse à 9h55.

Le groupe a fait état d'une perte nette inattendue de 2,86 milliards de francs suisses (2,61 milliards d'euros) au quatrième trimestre, conséquence de charges de dépréciations et autres éléments exceptionnels d'un montant total de trois milliards de francs.

Pour autant, le cimentier, en pleine restructuration post-fusion, maintient sa proposition, annoncée en novembre, d'un dividende de 1,50 franc par action. Il confirme également ses objectifs financiers pour 2018.

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LafargeHolcim a annoncé jeudi une perte nette inattendue de 2,86 milliards de francs suisses (2,61 milliards d'euros) au quatrième trimestre, conséquence de charges de dépréciations et autres éléments exceptionnels d'un montant total de trois milliards de francs. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann