Grand Marnier va passer sous le pavillon de l'italien Campari

mardi 15 mars 2016 12h10
 

par Valentina Za et Gilles Guillaume

MILAN/PARIS (Reuters) - Le groupe italien de spiritueux Campari a annoncé mardi une OPA amicale sur la Société des Produits Marnier Lapostolle qui valorise le propriétaire de la liqueur Grand Marnier à 684 millions d'euros.

Gruppo Campari propose 8.050 euros par action en numéraire, soit une prime de 60,4% par rapport au dernier cours de clôture de SPML, le 11 mars, plus un complément de prix en fonction d'une éventuelle cession immobilière.

L'offre correspond à une valorisation nette de SPML de 684 millions d'euros et à une valeur d'entreprise de 652 millions, précise-t-il dans un communiqué.

La Société des Produits Marnier Lapostolle indique de son côté que "le conseil de surveillance a autorisé la ratification (...) d'une lettre d'offre de Gruppo Campari, qui a été acceptée par des actionnaires familiaux de la société représentant 43,79% en pleine propriété, 3,30% en nue-propriété et 1,54% en usufruit du capital de la société."

L'accord prévoit le maintien des autres actionnaires familiaux, qui agiront de concert aux côtés de Gruppo Campari, ajoute-t-elle.

Campari, numéro six mondial des spiritueux, entend acquérir immédiatement 17,19% de la société et aura des options pour acheter à partir de 2021 le reste des actions détenues par les actionnaires familiaux de Grand Marnier.

Remis à la mode avec la vogue de l'apéritif Spritz, Campari s'est développé grâce à une série d'acquisitions depuis 1995 et compte sur la marque française pour profiter du retour en grâce des cocktails, notamment aux Etats-Unis.

"(Grand Marnier) s'intègre parfaitement dans la stratégie d'acquisitions de Campari", souligne le groupe italien dans son communiqué.   Suite...

 
Le groupe italien de spiritueux Campari a annoncé mardi une OPA amicale sur la Société des Produits Marnier Lapostolle qui valorise le propriétaire de la marque de cognac Grand Marnier à 684 millions d'euros. /Photo  prise le 29 février 2016/REUTERS/Stefano Rellandini