L'Iran douche l'espoir d'un accord rapide, le pétrole rechute

lundi 14 mars 2016 17h46
 

par Alex Lawler

LONDRES (Reuters) - Les cours du pétrole rechutent lourdement lundi après de nouvelles déclarations iraniennes qui ont refroidi les espoirs que les grands producteurs parviennent dans un avenir proche à s'entendre sur un gel de la production à ses niveaux de janvier.

Le baril de Brent mer du Nord est repassé sous le seuil des 40 dollars et perd 2,9% à 39,23 dollars vers 16h00 GMT, après avoir nettement rebondi ces dernières semaines dans l'espoir d'une réduction de l'offre excédentaire mondiale.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) passe de son côté sous la barre des 37 dollars, en baisse de 4,23% à 36,87 dollars le baril.

"Le pétrole baisse parce que les Iraniens ont dit qu'ils ne participeraient au gel de la production qu'une fois atteints les quatre millions de barils (équivalent pétrole) par jour", souligne Tamas Varga, analyste pétrolier chez PVM Oil Associates, en référence aux propos tenus ce week-end par le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh.

Trois sources au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont indiqué lundi à Reuters que la prochaine réunion entre pays producteurs sur un projet de gel de la production aurait sans doute lieu mi-avril à Doha.

Le projet initial prévoyait une réunion le 20 mars en Russie mais des sources proches du dossier avaient déclaré la semaine dernière qu'il était improbable qu'elle ait lieu.

A l'issue d'une réunion lundi à Téhéran avec son homologue iranien, le ministre russe du pétrole, Alexander Novak, a confirmé que l'Iran insistait toujours sur sa volonté d'un rattrapage de sa production avant d'envisager un gel. Le pays pourrait à ce titre être exclu d'un accord sur le gel de la production, a dit le ministre.

"Nous partageons (l'opinion que) l'Iran est dans une situation particulière. Les sanctions qui ont été introduites ont frappé concrètement sa production", a dit Novak.   Suite...

 
Les cours du pétrole rechutent lourdement lundi après de nouvelles déclarations iraniennes qui ont refroidi les espoirs que les grands producteurs parviennent dans un avenir proche à s'entendre sur un gel de la production à ses niveaux de janvier. Le baril de Brent de la mer du Nord est repassé sous le seuil des 40 dollars. /Photo d'archives/REUTERS/Mohammed Ameen