Les banques centrales prennent le devant de la scène

dimanche 13 mars 2016 16h16
 

par Balazs Koranyi

FRANCFORT (Reuters) - Les banques centrales joueront les premiers rôles cette semaine, de Washington à Tokyo en passant par Londres, les décideurs en matière de politique monétaire abattant leurs cartes pour contrer le ralentissement de la croissance, la volatilité des marchés financiers et les pressions déflationnistes.

Après la Banque centrale européenne (BCE), qui a ouvert le bal jeudi dernier en déployant un arsenal de mesures de stimulation, la Réserve fédérale américaine pourrait donner mercredi des indices sur le calendrier qu'elle adoptera pour ses prochaines hausses de taux.

La Banque d'Angleterre devrait opter le lendemain pour la prudence dans un climat troublé par l'approche du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne.

Si l'économie américaine se porte plutôt bien, elle reste cependant sous l'effet de vents contraires, notamment en ce qui concerne son commerce extérieur et le niveau de ses salaires.

Ces éléments pourraient conduire la Fed à ne pas relever ses taux avant le mois de juin tout en laissant la porte ouverte à de nouvelles hausses, pense-t-on sur les marchés.

"Le message de la Fed devrait être une pause pour évaluer les incertitudes et rassembler de nouveaux éléments mais pas un changement de sa stratégie ni de sa vision à moyen terme", écrit BNP Paribas dans une note.

Les économistes interrogés par Reuters s'attendent désormais à une hausse de taux en juin puis une autre avant la fin de l'année, soit deux hausses au total en 2016 au lieu des quatre initialement suggérées par la banque centrale américaine lorsqu'elle avait relevé ses taux pour la première fois depuis près de 10 ans, en décembre dernier.

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Après la Banque centrale européenne (photo), qui a ouvert le bal jeudi dernier en déployant un arsenal de mesures de stimulation, les banques centrales continueront à jouer les premiers rôles cette semaine, de Washington à Tokyo en passant par Londres, les décideurs en matière de politique monétaire abattant leurs cartes pour contrer le ralentissement de la croissance, la volatilité des marchés financiers et les pressions déflationnistes. /Photo prise le 12 mars 2016//REUTERS/Kai Pfaffenbach