Nouvelle perte record pour E.ON en 2015 et fortes dépréciations

mercredi 9 mars 2016 10h24
 

ESSEN, Allemagne (Reuters) - E.ON a publié mercredi pour l'exercice 2015 une perte nette record, la deuxième d'affilée, évoquant les dépréciations constituées sur ses centrales électriques déficitaires, lesquelles feront l'objet d'une cotation distincte dans le courant de l'année.

Les charges de dépréciations, essentiellement concentrées sur les centrales électriques, se montent à 8,8 milliards d'euros, soit plus de la moitié de la valeur de marché du groupe.

La première société allemande de service aux collectivités ("utility") a lancé le processus de scission de ses activités de production d'électricité et de négoce énergétique, qui seront cantonnées dans une nouvelle structure cotée en Bourse a priori au second semestre et appelée Uniper.

Les "utilities" allemandes souffrent de l'engouement pour les énergies renouvelables, de la chute des prix de gros de l'électricité et de la décision de l'Allemagne d'en finir avec le nucléaire d'ici 2022.

E.ON compte se recentrer sur les renouvelables, les réseaux et les services.

Le titre, qui a fondu de plus de 40% sur un an, a ouvert en hausse de 1,8% à la Bourse de Francfort avant de se retourner à la baisse. Il perdait 1% à 8,25 euros vers 09h00 GMT, alors que l'indice Dax progressait de 0,37%.

"On craint qu'il y ait encore des dépréciations et la scission prévue reste source des grandes incertitudes", commente un trader de Francfort.

La perte nette de 2015 est de sept milliards d'euros contre 3,16 milliards en 2014. Les analystes avaient anticipé une perte de 6,48 milliards d'euros.

"Nos soldes témoignent de la transformation structurelle de grande ampleur que subit notre secteur et qui continue sans relâche cette année", explique le président du directoire Johannes Teyssen dans un communiqué.   Suite...

 
E.ON a publié pour l'exercice 2015 une perte nette record, la deuxième d'affilée, évoquant les dépréciations constituées sur ses centrales électriques déficitaires, lesquelles feront l'objet d'une cotation distincte dans le courant de l'année. La perte nette de 2015 est de sept milliards d'euros contre 3,16 milliards en 2014. Les analystes avaient anticipé une perte de 6,48 milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender