La Grande-Bretagne a plus que jamais besoin de Hinkley Point

mardi 8 mars 2016 17h07
 

par Karolin Schaps

LONDRES (Reuters) - La crise au sommet chez EDF en raison d'un désaccord sur les modalités de financement du projet nucléaire de Hinkley Point n'est pas sans risque pour la Grande-Bretagne, qui a un besoin vital de mener à bien la construction de ces deux réacteurs de type EPR.

Ce programme de 18 milliards de livres sterling (environ 23 milliards d'euros) a entraîné la démission du directeur financier de l'électricien français, Thomas Piquemal, inquiet du poids que fait peser ce projet sur le bilan du groupe.

Chez EDF comme au sein des gouvernements français et britannique, on s'est empressé de dire que le projet restait sur les rails mais il a déjà deux ans de retard et pourrait en prendre encore davantage.

Si le projet n'aboutit pas d'ici à 2025, l'alimentation en électricité de millions de ménages pourrait être menacée.

"Cela souligne la nécessité d'un plan B", estime Tim Yeo, le président conservateur de la commission parlementaire britannique sur l'énergie et le changement climatique.

Hinkley Point C doit fournir à terme environ 7% des besoins de la Grande-Bretagne en électricité.

"Un retard supplémentaire serait un revers pour le gouvernement britannique parce que le nucléaire est l'un des trois piliers de sa stratégie énergétique à long terme", analyse Coralie Laurencin, du cabinet spécialisé IHS Energy.

"Le fait que ce premier nouveau réacteur prenne tellement de temps n'arrange pas les choses."   Suite...

 
La crise au sommet chez EDF en raison d'un désaccord sur les modalités de financement du projet nucléaire de Hinkley Point n'est pas sans risque pour la Grande-Bretagne, qui a un besoin vital de mener à bien la construction de ces deux réacteurs de type EPR.. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett