SMCP vise la Bourse dans le courant du 1er semestre

mardi 8 mars 2016 15h24
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le groupe de mode SMCP (Sandro, Maje, Claudie Pierlot) vise une introduction à la Bourse de Paris dans le courant du premier semestre pour financer son développement international, sous réserve que les conditions de marché le permettent.

Le groupe de prêt-à-porter a annoncé mardi l'enregistrement de son document de base auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui marque la première étape du processus pouvant conduire à sa mise en Bourse.

Des sources avaient indiqué à Reuters en octobre dernier que le fonds américain KKR, qui contrôle SMCP, avait mandaté les banques UBS et Bank of America Merrill Lynch pour organiser sa sortie et que le groupe pourrait être valorisé à plus d'un milliard d'euros.

"Nous sommes assez confiants de pouvoir réaliser notre introduction en Bourse au premier semestre", a déclaré à la presse Daniel Lalonde, président du groupe, disant vouloir poursuivre la croissance rentable de SMCP et en faire un leader mondial du luxe dit "accessible".

L'opération devrait comporter une augmentation de capital comprise entre 150 et 175 millions d'euros et une cession de parts des actionnaires existants, a-t-il précisé.

L'essentiel de l'offre "primaire" servira à rembourser une dette à haut rendement de 290 millions d'euros, a-t-il dit.

En engageant une possible mise en Bourse, KKR ne se ferme pas pour autant ses autres portes de sortie, comme une cession pure et simple. Le chinois Shandong Ruyi Group compte parmi les candidats au rachat de l'entreprise.

SMCP, porté par un segment de marché en pleine croissance, a doublé son chiffre d'affaires au cours des trois dernières années, grâce à l'ouverture d'environ 120 boutiques par an.   Suite...

 
Daniel Lalonde, président du groupe de mode SMCP (Sandro, Maje, Claudie Pierlot), qui vise une introduction à la Bourse de Paris dans le courant du premier semestre pour financer son développement international, sous réserve que les conditions de marché le permettent. /Photo prise le 9 octobre 2015/REUTERS/Philippe Wojazer