Les Bourses européennes terminent en hausse, sauf Londres

mercredi 2 mars 2016 18h20
 

PARIS (Reuters) - A part la place de Londres, les Bourses européennes ont terminé en hausse modérée mercredi, poursuivant ainsi sur leur lancée de la veille, portées à la fois par le secteur minier et le compartiment bancaire alors que Wall Street évoluait au même moment en territoire légèrement négatif.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,41% (+18,05 points) à 4.424,89 points. Le Footsie britannique a cédé 0,09% mais le Dax allemand a pris 0,61%, l'indice EuroStoxx 50 0,86% et le FTSEurofirst 300 0,58%.

"Nous sommes apparemment entrés dans une nouvelle phase sur les marchés actions européens", a estimé Richard Perry, analyste de Hantec Markets.

Sous le coup des inquiétudes concernant l'état de l'économie mondiale en général et de celui de la Chine en particulier et des craintes de voir les banques être plombées à la fois par un environnement de taux très bas et par leur exposition à un secteur pétrolier fragilisé par la chute des cours du brut, les places européennes, tout comme l'ensemble des Bourses mondiales, avaient très mal démarré l'année.

Alors que, il y a près de trois semaines, le FTSEurofirst 300, qui reste sur trois mois de baisse d'affilée, était encore en baisse de quelque 17% depuis le début de 2016, son repli depuis le 31 décembre 2015 a été ramené à moins de 7%.

Ce redressement partiel des Bourses européennes est notamment allé de pair avec la remontée des cours du pétrole qui, en gagnant quelque 0,2% au moment de la clôture des marchés actions, s'éloignent encore un peu plus de leur creux de plus de 12 ans touché fin janvier-début février.

La remontée du secteur bancaire, qui, avec un gain de 3,36%, a enchaîné une cinquième hausse de suite, est également l'un des facteurs clefs de la bonne tenue des Bourses ces derniers jours.

Le bond de l'indice sectoriel de ce mercredi s'explique, selon les intervenants de marché par les propos de Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), disant que l'institution était consciente du fait que des taux ultra-bas se traduisaient par des pressions sur les marges des banques.

Aux yeux de certains investisseurs, cela veut dire que la BCE pourrait mettre en place des mesures en faveur des banques lors de prochaine réunion de politique monétaire la semaine prochaine, pourtant susceptible de se traduire par un nouvel assouplissement au vu de l'atonie de la croissance et du retour de l'inflation en territoire négatif.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES