PSA appelle à rejoindre son protocole de mesure d'émissions

mardi 1 mars 2016 19h33
 

par Gilles Guillaume

GENEVE (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a appelé mardi d'autres constructeurs automobiles à rejoindre son protocole de mesure de la consommation des voitures en condition plus réelle de circulation, mais Renault a décliné l'offre.

Le trucage des émissions de Volkswagen a secoué l'ensemble de la filière en mettant le doigt sur les écarts entre les niveaux pour lesquels les voitures sont homologuées et les valeurs constatées réellement sur la route.

PSA étant particulièrement bien placé en matière d'émissions de CO2 mais aussi d'oxydes d'azote (NOx) grâce à sa technologie SCR, le groupe a décidé d'en faire un argument en prenant les devants sur la philosophie des futures normes.

"On pense qu'il est extrêmement important d'être transparent vis-à-vis de nos clients", a déclaré Gilles Le Borgne, directeur de la Recherche & Développement de PSA, aux journées presse du salon de l'automobile de Genève. "Si d'autres veulent se joindre à cette initiative, on serait ravi."

Il a toutefois précisé qu'à ce jour, aucun concurrent ne s'était encore manifesté.

Renault a donné à nouveau une fin de non-recevoir à cette proposition. "Ceux qui sont autorisés, légitimes, à dire ce qu'est le protocole, ce qu'est la norme, ce sont les Etats ou l'Europe", a déclaré Thierry Bolloré, directeur de la compétitivité du groupe.

"Là au moins, vous avez un champ homogène qui permet une comparaison. Si chacun commence à dire 'ma norme est meilleure que la tienne', on ne veut pas entrer dans ce jeu-là."

Gilles Le Borgne a précisé de son côté que "le cycle actuel reste la règle", en référence à l'homologation dite NEDC réalisée sur un banc en laboratoire.   Suite...

 
Le nouveau SUV Peugeot 2008 présenté au salon de l'automobile de Genève. PSA Peugeot Citroën a appelé mardi d'autres constructeurs automobiles à rejoindre son protocole de mesure de la consommation des voitures en condition plus réelle de circulation, mais Renault a décliné l'offre. /Photo prise le 1er mars 2016/REUTERS/Denis Balibouse