Axa conserve sa discipline d'investissement malgré les taux bas

jeudi 25 février 2016 13h39
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Axa, qui a dégagé en 2015 des résultats en ligne avec les attentes du marché, a dit jeudi conserver sa discipline d'investissement dans un environnement de taux bas qui pèse sur le rendement des actifs des assureurs, tentés d'investir dans des classes d'actifs plus risqués.

Lors d'une conférence téléphonique, Gérald Harlin, le directeur financier de l'assureur français, a assuré que le groupe continuait d'investir dans des actifs "de qualité", le portefeuille du groupe étant actuellement investi en obligations à hauteur de 83%.

"Ce n'est pas parce que les taux ont baissé qu'il faut pour autant baisser la garde au niveau de la qualité des actifs", a-t-il souligné.

"Au cours de l'année 2015, on a investi en moyenne à 2,1%. On a continué à investir dans des actifs souverains qui sont double A en moyenne (noté "AA" par les agences de notation, NDLR), dans des actifs corporate (entreprise) qui sont simple A en moyenne."

Commentant cet environnement de taux, Henri de Castries, le PDG d'Axa, a jugé la politique accommodante des banques centrales dangereuse à long terme.

"Maintenir cette politique de liquidité surabondante, c'est un peu comme les pompiers quand ils viennent éteindre un incendie, l'eau finit à la fin par faire plus de dégâts que le feu", a-t-il déclaré sur la radio BFM Business.

La Bourse apprécie la performance et les résultats d'Axa et, à 13h20, l'action de l'assureur français gagne 2,36% à 19,96 euros, en phase avec l'indice CAC 40 (+2,38%).

"La société a mis en place une stratégie pour faire face aux taux bas", souligne Arnaud Scarpaci, associé gérant chez Montaigne Capital, à l'achat sur la valeur.   Suite...

 
Henri de Castries, PDG d'Axa. Le groupe a dégagé un bénéfice net en hausse de 3% (à 5,6 milliards d'euros) à taux de change constants en 2015, conformes aux attentes du marché, et indique avoir atteint les objectifs de son plan stratégique. /Photo prise le 25 février 2016/REUTERS/Charles Platiau