Ryad croit à un gel étendu de la production de pétrole

mardi 23 février 2016 21h34
 

HOUSTON (Reuters) - Le ministre saoudien du Pétrole a déclaré mardi s'attendre à ce que la plupart des grands pays producteurs acceptent la proposition récemment avancée d'un gel de la production aux niveaux du mois de janvier afin de soutenir les cours.

Ali al Naïmi a cependant déclaré qu'une baisse de la production ne se produirait pas.

Les cours du pétrole ont accentué leur repli à la suite de son intervention lors du congrès spécialisé CERAWeek organisé à Houston. Le Brent de la mer du Nord cédait 4% à 33,30 dollars le baril vers 15h40 GMT, tandis que le brut léger américain reculait de 4,61% à 31,85 dollars.

Dans son discours et ses réponses aux questions des journalistes, Ali al Naïmi a réitéré la position saoudienne consistant à maintenir les niveaux de production malgré la chute des cours, en jugeant que le marché allait se rééquilibrer.

Il a démenti que l'Arabie saoudite ait la volonté de mener une "guerre" au pétrole de schiste américain, dont la production a besoin de cours plus élevés pour être rentable.

Le ministre saoudien a affirmé que le pacte conclu mardi dernier entre son pays, la Russie, le Venezuela et le Qatar sur un gel des niveaux de production était "le début d'un processus". Il a dit s'attendre à ce que "la plupart des pays" se joignent à ce pacte, peut-être à l'occasion d'une réunion organisée en mars.

"Il y a à la fois du bon sens et une nécessité de gagner plus d'argent et je pense que le bon sens amènera pas tous les pays mais la plupart des pays à geler (leurs niveaux de production)", a déclaré Ali al Naïmi.

"Le gel, j'en suis certain, donnera aux intervenants présents sur le marché un certain espoir que quelque chose se produira et cela se produira, mais nous ne misons pas sur des baisses (de production) car la confiance est amoindrie", a-t-il ajouté.

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Le ministre saoudien du Pétrole Ali al Naïmi a déclaré mardi s'attendre à ce que la plupart des grands pays producteurs acceptent la proposition récemment avancée d'un gel de la production aux niveaux du mois de janvier afin de soutenir les cours. /Photo prise le 16 février 2016/REUTERS/Naseem Zeitoon