Les banques françaises maintiennent leur modèle malgré l'orage

vendredi 19 février 2016 09h35
 

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - Prises dans la tempête bancaire qui affole les marchés, les banques françaises ont tenté, avec des fortunes diverses, de profiter de la publication de leurs résultats annuels pour rassurer leurs actionnaires quant à la pertinence de leur modèle.

Alors que certaines de leurs consoeurs en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore au Royaume-Uni ont annoncé des plans de restructuration massifs ou l'abandon de pans entiers d'activités, les patrons français n'ont opéré aucun repli stratégique majeur.

"Les banques françaises sont celles qui ont le moins modifié leur 'business model'", constate Yohan Salleron, gérant chez Mandarine Gestion.

Dans un contexte de grande nervosité dû notamment à la chute des matières premières ou au ralentissement économique en Chine, les investisseurs continuent pourtant d'attribuer une décote aux valeurs bancaires françaises, souvent moins capitalisées que ce que recommandent les analystes.

Sommées de préserver la rentabilité des fonds propres face aux exigences croissantes des régulateurs et à des taux d'intérêt durablement bas, les équipes de direction sont sous pression.

Avec un taux de distribution de 90% de ses profits et une stratégie concentrée sur des métiers peu gourmands en capital comme la gestion d'actifs, Natixis, tire son épingle du jeu.

Que ce soit sur les ratios de cours sur bénéfice ou sur valeur comptable, Natixis surpasse l'indice pan-européen des banques sous lequel se trouvent BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole.

La banque d'affaires du mutualiste BPCE a réussi après une longue restructuration à se distinguer des banques dites "universelles", c'est-à-dire présentent sur un large spectre de métiers.   Suite...