Résultats record pour AccorHotels malgré la France et le Brésil

jeudi 18 février 2016 10h46
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - AccorHotels a dégagé une nouvelle rentabilité record en 2015 malgré les attentats de Paris et la récession brésilienne et a fait mieux qu'attendu grâce, encore une fois, aux performances de son pôle de gestion immobilière.

Malgré un environnement économique et politique extrêmement volatil, le groupe pense encore améliorer "significativement" ses performances en 2016.

En France, où il réalise 30% de son chiffre d'affaires, le numéro un européen de l'hôtellerie se veut prudent, alors que les attentats de novembre qui ont fait fuir la clientèle touristique se sont soldés par une chute de 10% de son résultat opérationnel.

Le revenu par chambre disponible (Revpar), indicateur clé d'activité du secteur combinant taux d'occupation et prix moyen, a chuté de 14% en novembre à Paris et de 17% en décembre, mais une bonne résistance en province a permis de limiter la baisse sur l'ensemble de la France à 4% et 7% respectivement, a précisé le directeur financier du groupe, Jean-Jacques Morin, lors d'une conférence téléphonique.

Sans donner d'indication sur le premier trimestre 2016, il a simplement indiqué que la visibilité était meilleure pour le deuxième trimestre.

AccorHotels a également souffert au Brésil (7% du chiffre d'affaires), en pleine récession. La contribution du pays au résultat opérationnel a chuté de près de 50%.

Le groupe aux 14 enseignes, dont les chaînes Ibis, Mercure ou Sofitel, boucle son exercice sur une croissance organique ralentie à 2,9% (après +3,8% en 2014).

Mais son résultat opérationnel progresse de 3,5% à données comparables à 665 millions d'euros, un chiffre supérieur au consensus ThomsonReuters I/B/E/S de 659 millions d'euros, et sa marge gagne 90 points de base à 11,9%, contre 11% en 2014.   Suite...

 
Le PDG d'AccorHotels, Sébastien Bazin. Le numéro un européen de l'hôtellerie a dégagé une nouvelle rentabilité record en 2015 malgré les attentats de Paris et la récession brésilienne et a fait mieux qu'attendu grâce, encore une fois, aux performances de son pôle de gestion immobilière. /Photo prise le 18 février 2016/REUTERS/Benoît Tessier