L'Iran soutient l'accord pétrolier de Doha, sans s'engager

mercredi 17 février 2016 19h47
 

par Parisa Hafezi et Rania El Gamal

ANKARA/DUBAI (Reuters) - L'Iran s'est abstenu mercredi de proposer de limiter sa production pétrolière dans le cadre de l'accord conclu la veille entre plusieurs autres pays exportateurs, la priorité de Téhéran restant la reconquête des parts de marché perdues à cause des sanctions internationales.

La position iranienne risque de compliquer les discussions sur les plafonds de pompages après le compromis auquel sont parvenus mardi à Doha l'Arabie saoudite et la Russie, les deux principaux producteurs mondiaux.

Avec le Qatar et le Venezuela, ces derniers ont dit prévoir de geler leur production à son niveau de janvier, donc non loin des plus hauts niveaux historiques.

Cet accord n'a pour l'instant pas convaincu le marché pétrolier, qui espérait une baisse de la production et non un simple gel.

"La décision qui a été prise pour les membres de l'Opep et des non-Opep de maintenir leur plafond de production pour stabiliser le marché et les cours au bénéfice des producteurs et des consommateurs a notre soutien", a déclaré le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, selon des propos rapportés par l'agence officielle de son ministère, Shana.

"C'est un premier pas et d'autres pas doivent être franchis. Cette coopération entre Opep et non-Opep est une bonne nouvelle", a-t-il ajouté après une réunion avec ses homologues de trois autres pays producteurs de brut, l'Irak, le Venezuela et le Qatar.

Ses visiteurs ont quitté la réunion sans faire de commentaire.

  Suite...

 
L'Iran s'est abstenu mercredi de proposer de limiter sa production pétrolière dans le cadre de l'accord conclu la veille entre plusieurs autres pays exportateurs, la priorité de Téhéran restant la reconquête des parts de marché perdues à cause des sanctions internationales. /Photo prise le 25 janvier 2016/REUTERS/Sergei Karpukhin