Trafic ralenti et gel des tarifs pèseront sur ADP en 2016

mardi 16 février 2016 19h03
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Aéroports de Paris devrait pâtir cette année de l'effet conjugué du ralentissement de son trafic et d'un gel des tarifs décidé dans le cadre de son programme 2016-2020.

L'exploitant des aéroports parisiens de Roissy et d'Orly précise dans un communiqué anticiper une hausse modérée de son excédent brut d'exploitation (Ebitda), après une hausse de 6,8% l'an passé à 1,184 milliard d'euros, en deçà du consensus Thomson Reuters I/B/E/S (1,248 milliard).

Le groupe se base sur une hypothèse de hausse de 2,3% de son trafic, inférieure aux 3,0% de l'an passé et à la croissance moyenne annuelle prévue dans son plan "Connect 2020" (+2,5%).

Le directeur financier Edward Arkwright a dit à des journalistes que cette hypothèse, marquée par une certaine prudence à ce stade de l'année, serait portée par les compagnies "low cost" et l'international.

La nouvelle structure tarifaire d'ADP, destinée à favoriser le trafic intercontinental et en correspondance, n'entrera en place qu'au 1er avril 2016, a-t-il rappelé.

"On anticipe qu'on en verra les fruits à partir de l'année 2017", a estimé Edward Arkwright.

Mais selon le contrat de régulation économique (CRE) négocié avec l'Etat, les tarifs d'ADP stagneront en 2016, avant de recommencer à progresser à partir de l'an prochain. Ces tarifs ont augmenté de 2,4% l'an passé.

"Cette année 2016 a un profil un peu atypique", a souligné Edward Arkwright, sans donner de précisions de chiffre d'affaires, après une hausse de 4,5% en 2015 à 2,916 milliards d'euros (contre un consensus de 3,018 milliards).   Suite...

 
Aéroports de Paris, l'exploitant des aéroports parisiens de Roissy et d'Orly,  anticipe une croissance modérée de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) en 2016, se basant sur une hypothèse de hausse de 2,3% de son trafic. /Photo prise le 15 février 2016/REUTERS/Jacky Naegelen