La Banque nationale suisse à nouveau sous la pression de la BCE

mardi 16 février 2016 16h45
 

par Brenna Hughes Neghaiwi et Angelika Gruber

ZURICH (Reuters) - Des nouvelles interventions de la Banque nationale suisse (BNS) pour freiner la hausse du franc ne sont pas exclues si le récent retournement de la devise devait se confirmer, disent des analystes.

En dépit de son statut de valeur refuge, le franc suisse ne s'est pas apprécié, notamment contre l'euro, comme les turbulences sur les marchés financiers depuis le début de l'année auraient pu le laisser penser.

Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer cet affaiblissement, du calme relatif sur les marchés européens à la menace toujours présente d'interventions par la banque centrale, en passant par de supposées interventions dont il est toutefois difficile de trouver trace dans les statistiques hebdomadaires de la BNS.

Les craintes sur le secteur bancaire et les dégagements sur les valeurs bancaires, qui ont ravivé le souvenir la crise financière de 2008-2009, et la généralisation des taux négatifs pourraient toutefois renverser la tendance.

Une très large majorité d'économistes interrogés par Reuters s'attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) abaisse son taux de dépôt à -0,40% au début du mois prochain, une semaine avant la tenue par la BNS de sa propre réunion de politique monétaire.

"Nous pourrions imaginer des situations où le franc suisse s'apprécierait à nouveau si des turbulences se développaient au sein de la zone euro", a dit Daniel Kalt, économiste pour la Suisse d'UBS. "Dans ce cas, nous pensons que la BNS interviendrait à nouveau."

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Des nouvelles interventions de la Banque nationale suisse (BNS) pour freiner la hausse du franc ne sont pas exclues si le récent retournement de la devise devait se confirmer, selon des analystes. En dépit de son statut de valeur refuge, le franc suisse ne s'est pas apprécié, notamment contre l'euro, comme les turbulences sur les marchés financiers depuis le début de l'année auraient pu le laisser penser. /Photo prise le 25 novembre 2015/REUTERS/Ruben Sprich