Le marché des changes, premier marché mondial, se contracte

vendredi 12 février 2016 18h38
 

par Anirban Nag et Jamie McGeever

LONDRES (Reuters) - La grande époque du marché des changes est sans doute révolue sous l'effet du durcissement de la réglementation bancaire, de l'essoufflement du boom des marchés émergents et d'un ralentissement durable de la croissance mondiale avec le vieillissement de la population.

La position du marché des devises, qui s'est imposé comme le premier des marchés financiers mondiaux en termes de volumes de transactions à la faveur des progrès de la mondialisation, du développement des activités financières et de la déréglementation, n'est pas menacée. Mais, l'activité diminue et le nombre de cambistes est également en baisse.

En Europe, le nombre de traders employés par les 10 banques internationales les plus actives sur le marché des changes a chuté de 30% au cours des trois dernières années. Des données de la Banque d'Angleterre et de la Réserve fédérale de New York montrent que les volumes de transactions sont au plus bas depuis trois ans.

Selon le cabinet d'étude spécialisé Coalition, les 10 banques les plus actives sur les changes en Europe employaient 332 cambistes sur leurs desks devises du G10 l'année dernière contre 475 en 2012.

La majeure partie de ces postes sont installés à Londres mais de nombreux autres emplois de back-office dans la City ou ailleurs en Grande-Bretagne ont aussi été supprimés.

"L'activité mondiale sur les changes a atteint un pic à la fin de 2014" avec des volumes de transactions quotidiens d'environ 6.000 milliards de dollars en moyenne, a dit un banquier central européen.

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La grande époque du marché des changes est sans doute révolue sous l'effet du durcissement de la réglementation bancaire, de l'essoufflement du boom des marchés émergents et d'un ralentissement durable de la croissance mondiale avec le vieillissement de la population. En Europe, le nombre de traders employés par les 10 banques internationales les plus actives sur le marché des changes a chuté de 30% au cours des trois dernières années. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel